Titre issu du nouvel album "Les Temps Modernes" sorti le 21 mai 2012
«
Toute mon vie » raconte l'histoire d'un ouvrier réunionnais ayant trimé
toute sa vie et trouvant un beau matin son usine fermée. A travers
cette histoire particulière, cette chanson est un hommage à la condition
ouvrière.
Clip réalisé par Nadir Dendoune, journaliste militant,
multi-carte, auteur notamment du livre « Un tocard sur le toit du monde
», et avec l'aide précieuse de Madjid Messaoudene de la ville de Saint
Denis et la participation des Contis dont notamment Xavier Matthieu dans
un rôle inédit !
https://www.facebook.com/hksaltimbanks
http://www.saltimbanks.fr
Le Blog du Comité de Châteaulin pour une Alternative au Capitalisme
Le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu'ils peuvent provoquer des changements (Noam Chomsky)
dimanche 27 mai 2012
HK et Les Saltimbanks - "Toute mon vie"
LAGARDE, TAIS-TOI !
Nouvelle humiliation pour le
peuple grec qui reçoit mal les conseils de la directrice du FMI,
conseillant aux Grecs de payer leurs impôts avec, pour les salariés, le prélèvement à la source, malgré que ni les
armateurs, ni l'église orthodoxe n'en paient pas depuis toujours...
L’IMMIGRATION VUE PAR LE FN
Posté par 2ccr le 24 mai 2012 Conscience Citoyenne Responsable
Pour le FN,
l’immigration n’est pas simplement l’arrivée et l’installation
d’étrangers,… il s’agit d’une véritable menace sur l’ « identité
nationale » c’est-à-dire sur ce qui fonde le socle culturel, au sens
large, d’une collectivité nationale : les valeurs, les symboles, les
coutumes,…
Par définition,
l’étranger a un bagage culturel différent de celui du pays dans lequel
il va s’installer… et s’installer dans un pays ne le dépouille pas
automatiquement de celui-ci. Reste à savoir de ce qu’il advient de ce
bagage une fois posé en terre étrangère.
Le FN fait
une différence entre les différentes cultures, celles, proches de la
culture française, qui permet l’intégration – essentiellement, pas
seulement (asiatique), celle fondée sur un socle judéo-chrétien,… et les autres, ou plutôt l’autre, celle fondée sur l’Islam.
Le FN affirme
que la « culture islamique » est incompatible avec les principes de la
République Française, et représente même un danger pour celle-ci. Cette
hypothèse, érigée en principe, fait donc de tout porteur de cette
culture un danger potentiel… Et c’est donc, au nom de la défense de l’ «
identité française » qu’est élaboré en stratégie politique l’exclusion
des populations d’ « origine musulmanes ».
Cette argumentation
ne manque pas de sel quand on connaît le fossé qu’il y avait entre la
religion catholique et les principes de la République,… quand on connaît
les efforts des républicains pour réduire les prétentions totalitaires
de l’Eglise,… et quand on connaît l’attitude du FN au regard des
intégristes religieux catholiques.
Mais soit !
Entendons – sans l’approuver – ce raisonnement. Il y a beaucoup plus
grave dans cette attitude,… quelque chose d’éminemment contradictoire
qui le rend historiquement absurde et politiquement ridicule.
Sans remonter à la préhistoire,
lorsque les conquistadors espagnols ont débarqué en Amérique, ils ont
pris pied sur une terre déjà occupée, aux civilisations évoluées,
affronté des peuples qui avaient leurs cultures. Ils les ont, en partie,
exterminés, détruit leurs cultures, traditions, langues et ont
carrément pris leur place.
Lorsque les colons
européens ont débarqués en Amérique du Nord, comme les conquistadors au
Sud, ils ont méthodiquement chassé ces peuples qui habitaient ces
contrées, les ont asservis, parqués, en partie exterminés et pris leurs
terres.
Lorsque les colons
britanniques, hollandais ont investi l’Afrique du Sud, ils ont
également chassés les populations indigènes et pris leurs terres. De
même pour l’Australie, la Nouvelle Zélande, la Nouvelle Calédonie pour
les français, la Palestine pour les israéliens….
Le FN,
si soucieux de défendre l’identité originelle des peuples, reste
pourtant d’une discrétion absolue sur ce genre d’évènement,… et trouve
même « normal » ce type de colonisation qu’il a toujours revendiqué ( ?)
Comment le FN
peut-il accepter l’existence de gouvernements sur le continent
américains, qui sont issus de migrants qui ont détruit la culture locale
? Comment le FN peut-il soutenir les revendications des colons français
en Nouvelle Calédonie qui ont fait main basse sur une terre qui ne leur
appartenait pas ? Comment le FN peut-il défendre la colonisation de
l’Algérie des 1830 alors qu’il s’agissait manifestement d’une invasion
coloniale mettant en péril la culture locale ?
Pour le FN
les immigrés bénéficient d’avantages du fait de leur présence en
France, profitent de nos richesses… qu’ils contribuent par ailleurs à
créer ! Mais qu’en est-il des colons qui ont pillé des pays entiers et
exterminé les populations ?
Y aurait-il pour le FN
une bonne et une mauvaise immigration ? Y aurait-il pour le FN des «
invasions » respectables et d’autres qui ne le serait pas ? Apparemment
oui ! Mais alors quels sont les critères de la qualification ? L’immigré
serait dangereux mais le colon respectable. Autrement dit, et dit
crûment, il y aurait une race supérieure, la blanche, détentrice de la «
vraie culture » et les autres…
Patrick MIGNARD
« Aucune colonisation n’a jamais été faite pour le bien des peuples, mais seulement pour le profit d’une minorité »…L.PRADIER
Libellés :
Extrême-droite,
Immigration
A l’ordre du jour : la relance… de la destruction sociale et écologique !
| Par Daniel Tanuro le 24-05-2012 | ||||
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Azawad : tout ça pour ça !
La peste verte fait effondrer l’espoir de libération de l’Azawad…
Après plusieurs jours de pourparlers
entre le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) et les
obscurantistes d’Ansar Dine, dans un flou et une opacité totales, le
verdict est tombé. Sous réserve de confirmation, le MNLA et
l’organisation islamiste se sont entendus pour la mise en place d’un
État islamique remettant ainsi en cause des mois de combat et de lutte
pour l’instauration d’un État laïc. Ce n’est pas seulement la laïcité
qui est aujourd’hui remise en cause, mais aussi l’avenir de l’amazighité
dans l’Azawad et de la liberté auxquelles nous avons tant cru avec le
MNLA. En effet, c’est la crédibilité du MNLA qui est entamée. Il aura
encore plus de mal à avoir des interlocuteurs au sein d’une communauté
internationale déjà hostile à l’Azawad. Pis encore, les puissances et à
leur tête la France, une véritable calamité en Afrique, ont désormais de
quoi justifier une intervention militaire, certainement programmée,
dans l’Azawad.
Après avoir essayé de torpiller le MNLA,
après avoir combattu l’idée de l’indépendance, après avoir essayé de
prendre le pouvoir avec Aqmi dans l’Azawad, les obscurantistes d’Ansar
Dine, dirigés par l’innommable agent anti-touareg Iyad ag Ghali, a fini
par négocier avec le MNLA. Il aurait même, peut-être provisoirement,
adhéré à l’idée d’indépendance de l’Azawad. Son objectif étant de
saboter le projet de libération. Quel gâchis que celui d’instaurer un
État islamique sur une Terre amazighe…
Les Amazighs de l’Azawad sont libres
aujourd’hui de faire de leur pays qu’ils ont libéré ce qu’ils entendent.
Ce sont eux qui l’ont libéré, ils leur appartient et ils ont le droit
d’en faire ce qu’ils veulent. Sauf que dans ce cas, ce ne sont pas eux
qui décident, c’est une minorité obscurantiste à la solde de l’idéologie
arabo-musulmane qui vient de dicter aux hommes libres qui ont mené le
combat de libération ce qu’ils doivent faire de leur pays. Un pays
amazigh qu’ils sont en train de brader à une horde d’islamistes soutenus
par des États intéressés pour diverses raisons par l’Azawad.
Lorsque le porte-parole du MNLA en Europe
dit sur RFI que « Le peuple de l’Azawad va être un peuple indépendant
qui va décider selon ses institutions de ce qui est bon pour lui à
l’intérieur d’un État islamique », il ignore que l’islamisme est une
peste qui là où elle s’installe ne peut produire que misère,
acculturation, obscurantisme et domination. Et en terre amazighe,
l’idéologie islamiste s’est illustrée par sa négation de l’amazighité
qu’elle a toujours tenté d’éradiquer.
Peut-on, en toute honnêteté, croire que
ce que les dynasties Almohades et Almoravides n’ont pas réussi, la
dynastie islamique de l’Azawad le réussira ? Et si les Azawadiens
prennent comme exemple la république islamique de Mauritanie, l’on sait
dores et déjà où les Touaregs seront conduits.
L’Azawad est un territoire touareg, il
nous appartient et pour rien au monde nous ne l’abandonnerons. Le combat
ne fait que commencer et tôt ou tard la libération sera achevée.
Toutes celles, tous ceux, berbéristes,
qui ont soutenu le MNLA dans son combat de libération et pour
l’instauration d’un État moderne, démocratique et laïc, sensé rendre sa
dignité au peuple amazigh, ont reçu cette nouvelle comme une bombe qui
leur a explosé à la figure. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils
baisseront les bras et assister indifférents à cette tentative de
perversion de l’Azawad.
La Rédaction de Tamazgha le site berbériste, 27 mai 2012
Retraite à 60 ans, encore un effort !
On le savait, le PS n’avait promis le retour de la retraite à 60 ans que pour ceux et celles qui ont commencé à travailler jeunes et qui disposent de leurs annuités. Tout ça sans remettre en cause la durée de cotisation allongée par Sarkozy. Une mesure bien en deçà des besoins et qui ne répondait pas non plus à l’énorme mobilisation contre ce retour en arrière en termes d’exploitation. Mais, bon, c’était mieux que rien. Mais voilà que la nouvelle ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, tourne autour du pot sur la manière de calculer les trimestres pris en compte. Ainsi, en plus des trimestres cotisés (c’est-à-dire ceux qui correspondent à un travail effectif), elle prendrait en compte les trimestres validés au titre des congés maternité et du service militaire. Les périodes de maladie seraient comptabilisées « dans certains cas » qui restent à définir, mais les temps de chômage ne compteraient pas, tout comme les majorations de trimestres pour enfant. Cela fait quand même une sacrée différence à une époque où la plupart des salariés connaissent plusieurs périodes de chômage dans leur vie active. Encore une fois, c’est la double peine pour ceux qui non seulement sont virés de leur boîte, mais qui de ce fait perdent en annuités et, comme par hasard, pour les femmes. D’autant plus que cela instaure une inégalité de fait entre ceux qui ont commencé tôt mais dont tous les trimestres validés ne comptent pas et les autres... La ministre a promis un décret d’ici juillet, elle doit entendre que le compte n’y est pas.
Lutte et solidarité dans la grève étudiante au Québec
Sean Cain est originaire de Toronto au Canada et vit à Avon, en France. Il est membre du NPA en Seine-et-Marne. Il revient sur les fortes mobilisations étudiantes de ces trois derniers mois durement réprimées au Québec.
Le mot « solidarité » n’est pas juste un cliché. C’est une nécessité fondamentale pour les militants de gauche partout dans le monde, qui veulent créer une société démocratique et sans classes.
L’histoire nous montre que si nous voulons contester sérieusement la loi du capital, les travailleurs doivent lutter aux côtés des étudiants, des militants écologistes, féministes et tous les autres progressistes.
C’est précisément ce qui s’est passé ces trois derniers mois dans la province du Québec, au Canada, où se déroule la grève étudiante la plus massive dans l’histoire du pays. Depuis mi-février, plus de 300 000 étudiants – dans une province qui compte 7, 9 millions d’habitants – sont en grève contre la proposition du gouvernement libéral d’augmenter les frais d’inscription à l’université de 83 % sur cinq ans.
Le Québec est la province francophone du Canada. Historiquement, c’est là que se sont implantés les syndicats les plus à gauche et les plus militants du pays. Pourtant le gouvernement actuel, à l’image de la plupart des États néolibéraux dans le monde, veut faire payer aux étudiants la crise créée par les banques et le capitalisme néolibéral.
Bien que les universités du Québec aient les frais d’inscription les plus faibles du pays, les universités canadiennes ont des frais d’inscription parmi les plus élevés du monde. Un cycle universitaire de quatre ans revient à 58 000 dollars en moyenne (soit 44 666 euros), ce qui oblige de nombreux étudiants de la classe ouvrière voire des classes moyennes à renoncer aux études supérieures, ou à s’endetter à hauteur de dizaines de milliers de dollars pour tenter de financer leur éducation.
Trois organisations étudiantes majeures au Québec, dont Classe (Coalition large de l’association pour une solidarité syndicale étudiante), qui est la plus importante et la plus à gauche d’entre elles, ont mené la lutte contre le gouvernement.
D’autres syndicats et organisations de gauche ont participé aux manifestations et publiquement soutenu les étudiants. « Québec solidaire », un parti de gauche radicale réunissant plusieurs organisations anticapitalistes qui représente environ 10 % dans les sondages, a également soutenu le mouvement.
L’objectif du mouvement étudiant est d’obtenir l’abolition des frais d’inscription. C’est la situation dans des pays tels que la Suède, le Danemark et la Norvège.
Le gouvernement libéral a tenté d’écraser la grève par des mesures de plus en plus répressives. Depuis février, 1 511 personnes ont été arrêtées, dont deux journalistes et un enseignant. C’est trois fois plus que durant la crise d’octobre 1970, quand les forces armées canadiennes avaient occupé la province et imposé la loi martiale à la suite de l’enlèvement de deux représentants du gouvernement par le Front de libération du Québec (FLQ).
La semaine dernière, le gouvernement a fait passer une loi très répressive, le « bill 78 ». Rassemblements, manifestations, piquets de grève sont interdits partout dans la province sans autorisation préalable. Les sanctions prévues en cas de désobéissance incluent des amendes jusqu’à 5 000 dollars (3 830 euros) pour un individu, 35 000 dollars (26 810 euros) pour les leaders étudiants ou syndicaux. La loi prévoit aussi des restrictions spécifiques concernant le droit de grève des personnels de l’éducation.
La Commission québécoise pour les droits de l’homme, l’Association des professeurs d’université et Louis Masson, responsable du Barreau du Québec (principale association d’avocats de la province), se sont tous opposés à cette législation. Même « Strike the strike », un groupe opposé à la grève et aux dirigeants étudiants, a exprimé son opposition.
Jusqu’ici, les étudiants ont ignoré la loi et continué leur mouvement, et les organisations comme Classe se sont juré de défier la nouvelle loi par tous les moyens. En fait, depuis la semaine dernière, les manifestations sont devenues plus radicales, et les étudiants sont toujours dans la rue, arborant sur leur blouson ou leur sac les carrés rouges qui sont devenus le symbole de la grève.
Comme le dit la gauche radicale au Canada, « la solidarité ne connaît pas de frontières ». C’est pourquoi les principaux représentants de la Fédération canadienne des étudiants (CFS), qui représente plus de 500 000 étudiants, essentiellement dans les régions anglophones, ont proposé à leur organisation d’appeler à une grève en Ontario, la province la plus étendue du Canada, en solidarité avec les étudiants du Québec.
Comme on l’a vu durant le printemps arabe et le mouvement Occupy, les mobilisations en Grèce contre l’austérité et la grève étudiante au Québec aujourd’hui, rien n’est plus fort qu’une mobilisation collective et engagée en solidarité dans l’intérêt de toutes et tous.
Sean Cain, le 22 mai. Traduction : Ingrid Hayes
Libellés :
; Manifestations,
Québec
Rio+20: Journée internationale de luttes Les peuples du monde contre la marchandisation de la Nature
Libellés :
Agriculture ; Paysans,
Libéralisme
samedi 26 mai 2012
EN URSS LE COMMUNISME N’EXISTAIT PAS
Posté par 2ccr le 25 mai 2012 - Conscience Citoyenne Responsable
Si l’on veut en donner une définition très générale,
le communisme représente un idéal d’égalité et de fraternité humaine:
il considère l’exploitation de l’homme par l’homme comme la source de
tout esclavage et de toute oppression. L’inégalité économique conduit à
l’injustice sociale et est l’ennemie du progrès moral et intellectuel.
Le communisme vise à créer une société où les classes seront abolies, où
sera instaurée la propriété commune des moyens de production et de
distribution. L’homme ne pourra jouir de la liberté, de la paix et du
bien-être que dans une communauté sans classes et solidaire.
La première condition pour que
se réalise le communisme est la socialisation des terres, des outils de
production et de la distribution. On socialise la terre et les
machines, pour qu’elles soient utilisées par des individus ou des
groupes, en fonction de leurs besoins. En Russie, la terre et les moyens
de production ne sont pas socialisés mais nationalisés. Le
terme de nationalisation est trompeur, car ce mot n’a aucun contenu. En
réalité, la richesse nationale n’existe pas. La «nation» est une entité
trop abstraite pour «posséder» quoi que ce soit. Soit la propriété est
individuelle, soit elle est partagée par un groupe d’individus; elle
repose toujours sur une réalité quantitativement définissable.
Lorsqu’un bien n’appartient ni
à un individu, ni à un groupe, il est ou nationalisé ou socialisé. S’il
est nationalisé, il appartient à l’État; en clair, le gouvernement en a
le contrôle et peut en disposer selon son bon plaisir. Mais si un bien
est socialisé, chaque individu y a librement accès et peut l’utiliser
sans l’ingérence de qui que ce soit. En Russie, ni la terre, ni la
production, ni la distribution ne sont socialisées. Tout est nationalisé
et appartient au gouvernement, exactement comme la Poste aux États-Unis
ou les chemins de fer en Allemagne ou dans d’autres pays européens. Ce
statut n’a absolument rien de communiste.
Le véritable communisme
— l’égalité économique entre les hommes et entre les communautés —
exige que chaque communauté organise la planification la meilleure et la
plus efficace, en se fondant sur ses nécessités et possibilités
locales. Une telle planification repose sur la liberté complète de
chaque communauté de produire et de disposer de ses produits selon ses
besoins, besoins qu’elle doit fixer elle-même : chaque communauté doit
échanger son surplus avec d’autres communautés indépendantes sans que
nulle autorité externe n’intervienne. Telle est la nature fondamentale
du communisme sur le plan politique et économique. Cela ne peut pas
fonctionner ni être possible sur d’autres bases. Le communisme est
nécessairement libertaire. Anarchiste.
On ne décèle pas la moindre trace
d’un tel communisme (du moindre communisme) en Russie soviétique. En
fait, la seule allusion à une telle organisation est considérée comme un
crime là-bas, et toute tentative de la mettre en pratique serait punie
de mort.
L’absolutisme politique et la dictature
ont de nombreux points communs : les moyens et les méthodes utilisés
pour atteindre un but donné finissent par devenir l’objectif. L’idéal du
communisme, du socialisme, a cessé depuis longtemps d’inspirer les
chefs bolcheviks. Le pouvoir et le renforcement du pouvoir sont devenus
leur seul but. Mais la soumission abjecte, l’exploitation et
l’avilissement des hommes ont transformé la mentalité du peuple.
Il est désormais évident
que la Russie soviétique est, sur le plan politique, un régime de
despotisme absolu et, sur le plan économique, la forme la plus grossière
du capitalisme d’État
« Honte
à ceux qui cessèrent d’être communistes en cessant d’être stalinien et
qui ne furent communistes que tant qu’ils furent staliniens »…Daniel
BENSAID
Hollande-de Robien. Ces petits riens qui annoncent bien des choses...
25 Mai 2012 Par Antoine (Montpellier)
François Hollande soutient la candidature du centriste Gilles de Robien au BIT (Le Monde)
Le président François Hollande a confirmé jeudi la candidature de
l'ancien ministre centriste Gilles de Robien comme directeur général du
Bureau international du Travail (BIT) le 28 mai, dans une déclaration
diffusée par l'Elysée."La France, dont je souhaite qu'elle s'engage dans une coopération accrue avec l'OIT en liaison avec les partenaires sociaux français qui ont un rôle de premier plan à jouer pour affirmer la dimension sociale de la mondialisation, soutient résolument la candidature de M. Gilles de Robien", affirme M. Hollande dans cette déclaration.
M. de Robien avait annoncé en décembre sa candidature pour succéder au Chilien Juan Somavia, dont le mandat s'achève le 30 septembre 2012. Il avait recueilli le soutien de Nicolas Sarkozy, alors président de la République, et de son gouvernement.
François Hollande soutient la candidature du centriste Gilles de Robien au BIT
Histoire de démarrer sur les chapeaux de roue la présentation de notre bonhomme soutenu par le président de gauche (mais de tous les Français !), jouons la carte de l'anti-aristocratisme primaire en relevant sur la fiche Wikipedia ad hoc ce point biographique : "Le vicomte Gilles, Marie, Ghislain, Louis Gauteron de Robien est le fils du vicomte Jean de Robien (cultivateur et industriel) et d'Éliane Le Mesre de Pas, le huitième de leurs dix enfants, le mari de Jeanne Hoarau de la Source depuis le 5 juillet 1965 et le père de quatre enfants (Laure, Hugues, Thibaut, Gaël). La famille de Robien est une famille bretonne, catholique pratiquante, appartenant à la noblesse de robe et à la descendance capétienne. Ses armes se blasonnent d'azur à 10 billettes d'argent 4, 3, 2 et 1 et sa devise est « sans vanité ni faiblesse » (Familles subsistantes de la noblesse française : Noblesse d'extraction chevaleresque - 1389 - Honneurs de la cour)."
Voilà qui, étant insidieusement posé depuis les canons déterministes de mon marxisme primaire ("Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience."), me permet de mentionner, entre autres faits d'armes de ce faux nez centriste, véritable spécimen de politicien de droite appliqué, par-delà son humanisme catholique, à formater la société française à la mondialisation libérale, quelques décisions prises du temps où il sévissait comme ministre de l'Education de Chirac :
G. de Robien - Ministère de l’Education (fichier "base élèves")
D'où on extraira ceci : " Au moyen de Base-élève, ce sont donc les données personnelles de tous les enfants, et à terme de toute la population, qui seront centralisées et partagées entre institutions ; un fichage généralisé que rien ne protège d’ailleurs des intrusions privées puisque ces informations, personnelles et confidentielles, transiteront par Internet.
Pour Sud éducation, Base-élèves n’est pas un outil au service des besoins éducatifs de la jeunesse, c’est l’instrument d’une politique sécuritaire et policière."
Par ailleurs :
"Le 12 février 2007, il signe un décret allongeant de une à trois heures hebdomadaires le temps de travail de certains enseignants, sans contrepartie financière, et donnant la possibilité aux chefs d'établissement de les contraindre à enseigner deux matières (bivalence). Devant la forte opposition qui se manifeste, plusieurs candidats à l'élection présidentielle 2007, dont Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, annoncent au cours de leur campagne qu'ils abrogeront ce décret s'ils sont élus. Nicolas Sarkozy devenu Président de la République l'abroge effectivement le 11 juin 2007, ce que Gilles de Robien déplore encore quatre ans après." (Wikipedia)
Sa défense d'un socle commun de connaissance et de compétences lui avait valu l'ire du principal syndicat du second degré (le Snes FSU) : "La circulaire ZEP [Zones d'Education Prioritaire] affiche clairement le socle comme l’unique objectif à atteindre, renvoyant les élèves de milieux populaires à une hypothétique formation tout au long de la vie (on sait pourtant qu’elle ne profite qu’à ceux qui ont bénéficié d’une solide formation initiale). [...] Le décret sur le socle confirme que cette mesure phare de la loi Fillon constitue un outil redoutable au service d’un véritable tri social au sein d’un collège à plusieurs vitesses et d’un renoncement à la réussite de tous." (SOCLE COMMUN)
Alors bien sûr on sait que Gilles de Robien s'est dit partisan du vote des étrangers aux municipales, s'est opposé (chapeau bas !) à l'intégriste ultralibéral Madelin dans Démocratie Libérale la bien nommée, a soutenu Martine Aubry dans son action à travers la Fondation Agir contre l'exclusion et son projet de "placer l’entreprise au coeur de... l’égalité" ! ?!?!?...Tout ceci est en fait du même tonneau que ces rappels actuels qui nous présentent le maître artisan de la politique de démantèlement sarkozyen des protections sociales, la retraite en particulier, je veux parler de François Charles Armand Fillon, comme un gaulliste...social à la mode Seguin lequel, tout de même, pour un Etienne Pinte refusant, porté par la doctrine sociale de l'Eglise, l'expulsion de sans-papiers, a "créé", outre le susnommé Fillon, les sarkocompatibles Karouchi, Guaino ou Baverez !
François Hollande ne nous fera donc pas oublier, par son soutien à Robien à la direction générale du BIT (...du Travail, on croit rêver), que l'axe structurant du positionnement politique de son protégé est de droite et que converger pour faire l'article avec Sarkozy finit de déporter clairement à droite la manoeuvre ! Il faut dire que l'ambition affichée d'" affirmer [via Robien] la dimension sociale de la mondialisation", en y piégeant les "partenaires sociaux", permet de mieux comprendre ce que c'est qu'un "président de gauche" qui avait, reconnaissons-le, vendu la mèche en plaidant, pendant la campagne électorale, pour "donner du sens à la rigueur". En respect des exigences de réduction des déficits publics prônée à la tête de cette UE qui maltraite le peuple grec à l'unisson du FMI ! Etonnez-vous avec ça que le ministre Sapin déclare aujourd'hui rejeter l'idée d'une forte hausse du smic... Un autre petit rien qui annonce aussi bien des choses...et rend assez "étonnant" que le Parti Communiste, ce pilier du si radical Front de Gauche, puisse seulement se poser la question de participer à ce gouvernement-là ! Autant se poser la question de savoir si on défend le Smic à 1700€ (bruts, pas nets, faudrait pas exagérer) brandi, haut les coeurs, pendant la campagne présidentielle...
Souvenir, souvenir : Mitterrand déjà...
Jean-Pierre Soisson, mnistre de Rocard, de Cresson et de Bérégovoy de 1988 à 1993, le Robien de Mitterrand
En 1988 la politique d'ouverture au centre se manifestera par
l'entrée au gouvernement de personnalités de l'UDF comme Jean-Pierre
Soisson et Jean-Marie Rausch, centristes comme Michel Durafour ou
Olivier Stirn ou de la société civile comme Alain Decaux et (brièvement)
Léon Schwartzenberg. (Wikipedia)
Après avoir obtenu de se maintenir à la présidence de la région
Bourgogne avec l'appui du PS et des Verts, Jean-Pierre Soisson, qui fut
tour à tour giscardien, centriste, UMP puis sarkozyste, accepta de voir
reconduit son mandat en 1998 avec les voix de l'UMP et d'une partie du
FN !Le TSS (Tout Sauf Sarkozy) a fait escamoter ce que Hollande trimballe comme héritage des années Mitterrand. Le soutien à Robien n' est qu'un indice mineur d'une structure politique profonde que les réponses social-libérales à la crise du capital devraient révéler au grand jour.
Libellés :
Social-libéralisme
QUIMPER / Meeting Lundi 4 Juin
==================================
Mardi 29 Mai:
"Pour une reconquête des services publics"
Quimper Halles St François Salle n° 1 à 20h00
Mercredi 30 Mai :
"Quelles énergies pour quel développement ?"
Mairie de Briec à 20h00
Libellés :
Législatives,
Quimper
Stockage des déchets radioactif à Bure : Le vrai débat public c'est MAINTENANT !
Lors de la réunion des entités membres du CLIS de BURE, du 15 mai dernier,
la première ambition affichée de l’ANDRA est bien de faire partager la nécessité du stockage profond,
Mr Jean-Paul BAILLET, directeur du site de BURE,
“débordé par un flots de questions “embarrassantes” a déclaré :
“Mr Guéritte, on ne va pas faire le Débat public aujourd'hui !”
Eh bien si... m’sieur BAILLET... !
Parce que Le vrai Débat Public, c’est MAINTENANT !
C’est maintenant qu’il faut débattre des problèmes de transport, d’entreposage, de rejets de gaz radioactifs,
de rejets d’hydrogène avec risque d’explosion, d’incendie.
Les histoires de ventilations, le risque de criticité, la réversibilité et la récupérabilité, le post-entreposage des colis récupérés...
Et la démocratie, l’éthique, l’achat des consciences avec tout cet argent qui dégouline...
et l’enchaînement des réunions actuelles pour un bon lessivage de cerveaux...
les prochains seraient des philosophes, des sociologues, des juristes.
Les associations de dimension nationale vous l’ont fait savoir le 27 mars dernier :
“Elles ne désamorceront pas la résistance !”
http://www.villesurterre.com/images/stories/bure-120327-andra-associations-nationales-cr-mg.pdf
Quelques entités dont certaines membres du CLIS de BURE,
vous l’ont redit le 15 mai dernier :
“L’analyse qualitative des incertitudes, c’est de la poésie” !
http://www.villesurterre.com/images/stories/bure-120515-andra-entites-clis-2.pdf
C’est maintenant qu’il faut expliquer aux riverains et au monde entier
que le projet CIGéO est un projet aussi fou que flou.
Même les membres du CLIS commencent à douter :
Son président Jean-Louis CANOVA : http://www.villesurterre.com/images/stories/bure_120301_est-republicain_canova_lettre_ouverte.jpg
Michel GUERITTE
au nom de l’entité virtuelle composée de tous ceux
qui sont opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs à BURE et ailleurs.
la première ambition affichée de l’ANDRA est bien de faire partager la nécessité du stockage profond,
Mr Jean-Paul BAILLET, directeur du site de BURE,
“débordé par un flots de questions “embarrassantes” a déclaré :
“Mr Guéritte, on ne va pas faire le Débat public aujourd'hui !”
Eh bien si... m’sieur BAILLET... !
Parce que Le vrai Débat Public, c’est MAINTENANT !
C’est maintenant qu’il faut débattre des problèmes de transport, d’entreposage, de rejets de gaz radioactifs,
de rejets d’hydrogène avec risque d’explosion, d’incendie.
Les histoires de ventilations, le risque de criticité, la réversibilité et la récupérabilité, le post-entreposage des colis récupérés...
Et la démocratie, l’éthique, l’achat des consciences avec tout cet argent qui dégouline...
et l’enchaînement des réunions actuelles pour un bon lessivage de cerveaux...
les prochains seraient des philosophes, des sociologues, des juristes.
Les associations de dimension nationale vous l’ont fait savoir le 27 mars dernier :
“Elles ne désamorceront pas la résistance !”
http://www.villesurterre.com/images/stories/bure-120327-andra-associations-nationales-cr-mg.pdf
Quelques entités dont certaines membres du CLIS de BURE,
vous l’ont redit le 15 mai dernier :
“L’analyse qualitative des incertitudes, c’est de la poésie” !
http://www.villesurterre.com/images/stories/bure-120515-andra-entites-clis-2.pdf
C’est maintenant qu’il faut expliquer aux riverains et au monde entier
que le projet CIGéO est un projet aussi fou que flou.
Même les membres du CLIS commencent à douter :
Son président Jean-Louis CANOVA : http://www.villesurterre.com/images/stories/bure_120301_est-republicain_canova_lettre_ouverte.jpg
Michel GUERITTE
au nom de l’entité virtuelle composée de tous ceux
qui sont opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs à BURE et ailleurs.
Canada: Nos droits sont attaqués!
Au premier ministre du Québec, Jean Charest:
Nous rejetons la loi 78 en tant que moyen de gérer les contestations politiques. Cette loi est inconstitutionnelle et va à l'encontre de certaines valeurs canadiennes fondamentales. Nous vous demandons de l'abroger immédiatement et de permettre le retour de la liberté d'expression et de la liberté de réunion dans les rues du Québec.

Cette loi spéciale, connue sous le nom de loi 78, prévoit de sévères amendes pouvant atteindre 125 000 $ pour l’organisation de manifestations pacifiques -- le droit le plus fondamental des démocraties libres. De plus, quiconque espère réunir ne serait-ce que 50 personnes doit avertir la police 8 heures à l’avance! Les juristes sont unanimes et considèrent que cette loi est inconstitutionnelle mais, pendant que nous attendons que les tribunaux la fassent abroger, la liberté d’expression est menacée. Unissons nos efforts et démontrons aux dirigeants que tous les Canadiens rejettent cette atteinte à leurs droits fondamentaux et que toute répression entraînera une opposition plus forte.
Les droits constitutionnels et la réputation internationale de notre pays sont en danger. Faites votre part et envoyez ce message à tout le monde – si nous atteignons 50,000 signataires, Avaaz installera des manifestants géants devant les bureaux des élus de Montréal pour transmettre aux politiciens notre message national.
Signez la pétition
Libellés :
; Manifestations,
Canada,
Québec
Loi COV : mobilisation pour exiger l'abrogation de la loi sur les Certificats d'Obtention Végétale (dite "loi semences")
Interpellation des candidats aux législatives dans le cadre du "printemps des semences paysannes et fermières sans OGM".
La Confédération paysanne avec le collectif "semons la biodiversité" mettent à disposition des outils pour vous adresser aux candidats et faire pression pour revenir sur cette loi inique qui privatise le vivant.Semons l'espoir du changement !
Libellés :
Agriculture ; Paysans
vendredi 25 mai 2012
jeudi 24 mai 2012
Nouveau procès contre Gérard Filoche
Ça fait huit ans que ça dure. Hélas.
Il faut une dernière mobilisation pour en finir avec le patron de chez Guinot, membre de l’UIC proche de l’UIMM, un patron de combat, déjà condamné pour « abus de droits sociaux », qui ne paie pas les heures supplémentaires, qui manipule un CE, qui multiplie les prud’hommes, qui a l’habitude de traquer ses salariés pour « abus du droit d’ester en justice » et qui mène une invraisemblable campagne depuis huit ans pour essayer selon les dires de son avocat bien choisi, Me Varaut, de faire qu’un inspecteur du travail « fasse moins le fier »…
Ce patron de la rue de la Paix, a décidé de s’acharner depuis 2004 contre l’inspecteur du travail qui voulait l’empêcher de multiplier les infractions et délits.
Mais en premier jugement, le 12 octobre 2011, l’inspecteur a été relaxé et le Parquet (qui l’avait un temps suivi, on se demande pourquoi ?) a renoncé à toute poursuite. Le patron Guinot lui s’est entêté. Et le jugement en appel, la nouvelle audience GUINOT CONTRE FILOCHE pour une prétendue “entrave au CE” de Guinot aura lieu :
Le mardi 5 juin à 13 h 30 devant la 31e Chambre d’appel de Paris.Les tenants et aboutissants de cette invraisemblable poursuite sont connus : alors que l’inspecteur du travail faisait son travail, normalement, pour rétablir l’ordre public social violé dans cette entreprise, le patron a inventé qu’il y aurait eu « entrave au CE », non pas par lui, mais par l’inspecteur. Un CE d’un seul membre, qui ne fonctionne pas, qui est entre les mains dudit patron par le biais d’un salarié disons… soumis. L’inspecteur du travail avait refusé l’autorisation de licenciement d’une jeune femme déléguée syndicale, de retour de congé maternité 3 fois de suite pour « discrimination ». Il y a eu 12 procédures depuis, autour de cette affaire : la salariée a gagné TOUTES ces procédures étalées en 7 ans.
La Cour d’appel du tribunal administratif a confirmé en 2010 qu’il y avait bel et bien discrimination et elle a donné raison à l’inspecteur du travail contre sa hiérarchie qui avait cassé le refus de licenciement : elle a même ordonné la ré intégration de la salariée. La salariée a même bénéficié d’une transaction avantageuse de la part de l’entreprise condamnée qui a renoncé à aller en Conseil d’état comme elle l’avait un temps proclamé.
Mais ça ne fait rien, le patron persiste, dans un dernier round, sa vendetta contre l’inspecteur. Cet acharnement de Guinot doit être pris au sérieux, il vise, au-delà de l’inspecteur d’ailleurs en retraite, toute l’inspection : il mérite qu’on s’acharne à renverser définitivement cette incroyable accusation.
42 000 signataires, tous les syndicats de l’inspection, et de nombreuses personnalités de toute la gauche ont exprimé leur totale solidarité avec Gérard Filoche. Dix témoins clefs (dont Jean Auroux, Benoît Hamon, Gilbert Dupraz, Philippe Royer, Pierre Mériaux…) avaient déposé en sa faveur le 6 juillet 2011.
Nous aurons donc à nouveau besoin du maximum de présents l’après-midi du 5 juin pour venir en soutien à partir de 12 h 30 devant le Palais de justice de Paris, l’audience débutant à 13 h 30 à la 31e chambre correctionnelle (soyez munis d’une carte d’identité).
Venez nombreux, par solidarité, par soutien, pour peser aussi. Chaque présence comptera et fera chaud au coeur.
Beaucoup ont déjà donné, encouragé, aidé, et nous les en remercions chaleureusement.
Mais tout soutien par signature de la pétition et messages de soutien est encore et toujours bienvenu. Mais aussi, hélas, encore une fois, car les frais de cet appel sont à nouveau à charge de Gérard Filoche, toute aide financière sera soulageante et précieuse :
- chèques à l’ordre de « solidarité-filoche » C/O Gérard Filoche, 85 rue Rambuteau, 75001 Paris
Le tract intersyndical de soutien à Gérard Filoche pour le 5 juin
Le site de soutien à Gérard Filoche, la pétition (plus de 40 000 signatures), les messages de soutien (plus de 1800 !) : solidarite-filoche.fr
Libellés :
Filoche,
Inspection du travail
mercredi 23 mai 2012
Contre la droite et l’extrême droite Contre l’austérité de gauche Votez anticapitaliste !
Nous
avons réussi à dégager Sarkozy, une bonne chose de faite !
Mais la crise, le chômage et la pauvreté ne vont
pas disparaître. Les plans de licenciements, cachés pendant la campagne
présidentielle, sont de retour, comme à Air France qui prévoit des milliers de suppressions de
postes.
François Hollande revient déjà sur le peu de
promesses faites pendant la campagne.
Il déclare que des troupes françaises resteront en Afghanistan et
accepte les critères européens d’austérité. Pour tenter de nous
rassurer, il agite son espoir de « croissance », alors que l’économie
est en crise profonde et que les politiques d’austérité empêchent toute
relance… Mais il n’est pas possible de sortir de la crise sans s’attaquer aux
profits, sans remettre en cause le partage des richesses actuel, sans s’en prendre aux intérêts des capitalistes.
Les mesures d’urgence proposées par les
candidats du NPA
Le
NPA et 400 candidats anticapitalistes aux élections législatives présentent un programme de défense des intérêts de
la majorité de la population.
Un
bouclier social contre la crise :
Augmenter
les salaires de 300 euros, revenu minimum à 1700 euros, interdiction des
licenciements, partage du temps de travail avec 32 heures sans perte de
salaire, pour permettre à tous de vivre décemment.
Une
fiscalité anticapitaliste pour financer les services publics :
Supprimer les exonérations d’impôts et de cotisations
qui bénéficient aux grandes entreprises (172 milliards par an) et aux riches,
pour créer un million d’emplois publics et relancer
la Sécurité
sociale.
La
fin de la dictature des banques :
Arrêter
de payer la dette publique (160 milliards d’euros par an),
organiser une enquête populaire sur cette dette en vue de l’annuler, et
créer un service public bancaire unique par la réquisition des banques.
La
sortie du nucléaire en 10 ans :
Développer
les énergies renouvelables, mettre en place une planification énergétique,
réquisitionner les grandes entreprises de l’énergie qui risquent nos vies et
nous rackettent.
Nous
voulons une autre société, avec une égalité
complète entre les femmes et les hommes, entre les français et les immigrés, ce
qui implique la régularisation de tous les sans-papiers et le droit de vote à
toutes les élections. Nous voulons une autre Europe, une Europe des
travailleurs et des peuples, une Europe démocratique, et le droit à
l’autodétermination pour tous les peuples à commencer par ceux des actuelles
colonies françaises et de Palestine.
Le vote NPA pour résister à l’austérité de
gauche
Hollande et son gouvernement nous préparent des
mesures antisociales, comme l’ont fait leurs amis
socialistes en Grèce et en Espagne. Si nous n’y
faisons pas barrage, cela laissera le terrain libre à la droite et à l’extrême droite. Il est indispensable de construire un rapport de forces face à ce
gouvernement pour imposer nos droits et
revendications.
Voter pour les candidats du NPA, c’est
voter pour un programme de rupture anticapitaliste, pour un gouvernement au
service des travailleurs.
C’est voter pour regrouper toutes les
forces politiques et sociales, toutes celles et ceux qui s’opposent à
l’austérité et à la crise, qui ne font pas confiance au PS et veulent
construire une opposition de gauche à sa politique, un mouvement d’ensemble
pour nos revendications.
Libellés :
Austérité,
NPA ; Législatives
mardi 22 mai 2012
Le PCF se posera le 20 juin "la question d’une éventuelle participation au nouveau gouvernement "... à titre individuel !
lundi 21 mai 2012
Extrait du rapport au Conseil national du
PCF d'Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF [c'est nous qui
surlignons]. Voir dernières infos "Pour en savoir plus : manoeuvres,
manoeuvres..." à la fin de ces extraits du rapport.
Sitôt passé le deuxième tour des élections législatives, nous aurons
tout de suite à évaluer la nouvelle situation politique et les nouveaux
rapports de forces politiques, à évaluer aussi de l'évolution des choses
autour du traité budgétaire européen, à décider de notre positionnement
et de nos initiatives dans ce contexte ; nous aurons également à
répondre à la question d’une éventuelle participation au nouveau
gouvernement que François Hollande et le premier ministre composeront au
lendemain des élections législatives.
Nous avons décidé, vous le savez, lors du dernier Conseil
National, de consulter les communistes et d’organiser sur cette question
une Conférence Nationale ; il est évident que cette consultation devra
se tenir dans des délais très rapides, au tout début de la semaine qui
suivra le deuxième tour .
Le processus pourrait donc être le suivant : le Conseil National
se réunira dès le lundi 18 juin au matin, de 9h30 à 13heures : il
discutera et adoptera en fin de matinée une courte résolution précisant
notre orientation et les premières initiatives de notre parti dans la
situation politique nouvelle : cette résolution comportera une
proposition précise sur la question de la participation de notre parti
au gouvernement.
Cette résolution adoptée sera envoyée aux fédérations dès
13heures : les fédérations organiseront sur leur territoire, le lundi 18
et le mardi 19, des assemblées générales de communistes et des conseils
départementaux pour en discuter.
La conférence Nationale se réunira le mercredi 20 de 10h à 16h 30, et pourrait être suivie d’un meeting militant.
Pour en savoir plus : manoeuvres, manoeuvres...
Mélenchon est de moins en moins sûr que le PCF n'ira pas au gouvernement. D'où le nouveau contre-feu posé : "toute entrée d'un communiste au gouvernement serait considérée comme « une aventure personnelle n'engageant en rien le Front de gauche »"
A lire aussi
Les dirigeants du Front de gauche décideront de leur participation
au gouvernement après les élections législatives. A cette étape, il
semble qu’ils écartent une participation directe et envisagent un
« soutien sans participation », vieille formule du passé déjà utilisée
par le PCF. Lors des prochaines élections législatives, il faudra battre
une nouvelle fois la droite et l’extrême droite, mais la seule
politique claire, c’est de refuser, toute austérité qu’elle soit de
droite ou de gauche. Il faudra une opposition de gauche au
gouvernement. Le NPA y est prêt. Et les dirigeants du Front de gauche ? [...]
Pour affronter la
crise, les appels à la « république », les dénonciations de
la « finance », les combinaisons institutionnelles avec le
social-libéralisme ne feront pas le poids. Dans une conjoncture
électorale marquée par des défaites sociales, le discours du Front de
gauche a pu convaincre des millions d’électeurs. Pourtant, nous pensons
que ni la direction du PCF ni la rhétorique de Mélenchon ne seront à la
hauteur des défis de la crise. Les projets réformistes, même de gauche,
peuvent dans un premier temps rassembler les premières résistances à la
crise. Il s’agit maintenant de préparer la confrontation avec les
capitalistes et de rejeter l’austérité de gauche du gouvernement.
L’objectif, nous ne le cachons pas : préparer un nouveau mai 68 ou un
nouveau juin 36 qui impose une transformation radicale de la société.
Nous sommes prêts à marcher ensemble avec le Front de gauche et tous
ceux qui s’opposeront aux politiques d’austérité, à discuter des
modalités d’un bloc anti-austérité, anti Front National, d’un bloc qui
soit l’opposition de gauche au gouvernement Hollande. Mais les
chocs sociaux et politiques à venir exigent, plus que jamais,
l’indépendance des anticapitalistes. Face aux incertitudes de la
politique du Front de gauche et à son orientation « un pied de dedans,
un pied dehors » vis-à-vis de la nouvelle majorité, nous proposons que
se fédèrent sur des bases 100 % indépendantes du PS toutes les forces et
courants anticapitalistes, les forces qui ont assuré la continuité et
le fil historique du courant révolutionnaire, les libertaires, les
écologistes radicaux, les militantEs du mouvement social et syndical...
Cela suppose de
construire un outil vraiment indépendant. C’est l’enjeu d’un double défi
pour le NPA : la relance du regroupement des
anticapitalistes et une politique unitaire anticrise, en particulier
avec le Front de gauche mais, bien au-delà, avec tous ceux qui
s’opposent aux politiques d’austérité.
Echec des négociations PS-Front de gauche-EELV qui desservent le combat contre le FN
Source : http://npaherault.blogspot.fr/2012/05/le-pcf-se-posera-le-20-juin-la-question.html#more
Source : http://npaherault.blogspot.fr/2012/05/le-pcf-se-posera-le-20-juin-la-question.html#more
lundi 21 mai 2012
Immigration : le PS chausse les mêmes bottes que Sarko
« L’immigration
reste à l’Intérieur », a indiqué à l’AFP l’entourage du nouveau
ministre Manuel Valls, adepte d’une gauche moderne et décomplexée,
d’origine catalane et naturalisé français à 20 ans. Pourtant, lorsque la
politique de l’immigration est entrée complètement Place Beauvau à la
suite d’un remaniement du gouvernement de François Fillon en novembre
2009, le PS s’en était indigné. Au même titre que les associations.
Le
nouveau ministre de l’Intérieur Manuel Valls le 17 mai 2012, lors de
son investiture place Beauvau. (Photo Jacky Naegelen. Reuters)
Le ministère de l’Intérieur garde pour l’instant la haute main sur la politique de l’immigration, une réforme emblématique du mandat de Nicolas Sarkozy dénoncée en son temps par les socialistes et les ONG de défense des étrangers qui espèrent un changement après les législatives en juin.
En rattachant l’Immigration à l’Intérieur, le gouvernement « fait un lien entre immigration et insécurité », avait alors dénoncé auprès de l’AFP la députée Sandrine Mazetier, spécialiste de la question qui n’a pas souhaité réagir jeudi.
Les associations regrettent cette décision
« On aurait pu imaginer une rupture avec cette réforme symbolique de Nicolas Sarkozy mais ce n’est pas le cas », remarquait jeudi Stéphane Maugendre, président du Groupe d’information et de soutien des travailleurs immigrés (Gisti). « On constate que la conception policière (de l’immigration) reste imprimée dans ce choix » de François Hollande, ajoutait-il.
« Le compte n’y est pas », a regretté France Terre d’Asile (FTA) qui a salué la victoire du socialiste le 6 mai. Son président, Pierre Henry, se dit désormais « dans une position d’attente jusqu’aux élections législatives ».
« Pas d’impatience, attendons les législatives », a insisté M. Henry, estimant qu’« une rupture symbolique doit s’opérer » avec la conception de Nicolas Sarkozy car « les questions de l’asile et de l’intégration ne peuvent pas relever de la logique de sécurité ».
Autre association de défense des étrangers, la Cimade avait appelé juste après la victoire de M. Hollande à une rupture avec « l’approche sécuritaire » de son prédécesseur. Le « premier signe » en serait, selon elle, « de sortir la question de l’immigration de l’Intérieur ».
« La gauche doit être très claire »
Au début de son quinquennat, Nicolas Sarkozy avait instauré un « ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire » qui avait été fortement critiqué à cause de l’association « immigration » et « identité nationale ».
Jusqu’à cette date, la politique de l’immigration relevait de plusieurs ministères : Affaires étrangères, Emploi et Affaires sociales et Intérieur.
Le maintien de l’immigration dans le giron de Beauvau « ne doit pas être détaché de la nomination de Manuel Valls », incarnation de la droite du PS, a analysé M. Maugendre.
(Publié par Libération à partir d’une dépêche AFP)
CAPJPO-EuroPalestine
Le
nouveau ministre de l’Intérieur Manuel Valls le 17 mai 2012, lors de
son investiture place Beauvau. (Photo Jacky Naegelen. Reuters)Le ministère de l’Intérieur garde pour l’instant la haute main sur la politique de l’immigration, une réforme emblématique du mandat de Nicolas Sarkozy dénoncée en son temps par les socialistes et les ONG de défense des étrangers qui espèrent un changement après les législatives en juin.
En rattachant l’Immigration à l’Intérieur, le gouvernement « fait un lien entre immigration et insécurité », avait alors dénoncé auprès de l’AFP la députée Sandrine Mazetier, spécialiste de la question qui n’a pas souhaité réagir jeudi.
Les associations regrettent cette décision
« On aurait pu imaginer une rupture avec cette réforme symbolique de Nicolas Sarkozy mais ce n’est pas le cas », remarquait jeudi Stéphane Maugendre, président du Groupe d’information et de soutien des travailleurs immigrés (Gisti). « On constate que la conception policière (de l’immigration) reste imprimée dans ce choix » de François Hollande, ajoutait-il.
« Le compte n’y est pas », a regretté France Terre d’Asile (FTA) qui a salué la victoire du socialiste le 6 mai. Son président, Pierre Henry, se dit désormais « dans une position d’attente jusqu’aux élections législatives ».
« Pas d’impatience, attendons les législatives », a insisté M. Henry, estimant qu’« une rupture symbolique doit s’opérer » avec la conception de Nicolas Sarkozy car « les questions de l’asile et de l’intégration ne peuvent pas relever de la logique de sécurité ».
Autre association de défense des étrangers, la Cimade avait appelé juste après la victoire de M. Hollande à une rupture avec « l’approche sécuritaire » de son prédécesseur. Le « premier signe » en serait, selon elle, « de sortir la question de l’immigration de l’Intérieur ».
« La gauche doit être très claire »
Au début de son quinquennat, Nicolas Sarkozy avait instauré un « ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire » qui avait été fortement critiqué à cause de l’association « immigration » et « identité nationale ».
Jusqu’à cette date, la politique de l’immigration relevait de plusieurs ministères : Affaires étrangères, Emploi et Affaires sociales et Intérieur.
Le maintien de l’immigration dans le giron de Beauvau « ne doit pas être détaché de la nomination de Manuel Valls », incarnation de la droite du PS, a analysé M. Maugendre.
(Publié par Libération à partir d’une dépêche AFP)
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LES VOLEURS DE PLUS VALUE
Posté par 2ccr le 21 mai 2012
Conscience Citoyenne Responsable
Réfléchir par soi-même et lutter contre la propagande
Un des grands mystères
des temps modernes est le prodige de l’argent censé faire de l’argent !
Alors qu’au commencement, la richesse n’est que l’extorsion de la plus
value, c’est-à-dire du vol du temps de travail forcé non payé au
travailleur !
L’entassement de
marchandises et l’accumulation de capital seraient déterminés par le
marché : mais si l’échange était équitable, le marché serait un jeu à
somme nulle. Chacun recevrait l’exacte contrepartie de ce qu’il apporte.
Il n’y aurait pas de plus value, cette particularité qui permet
l’accumulation des richesses.
Derrière l’agitation superficielle
du marché, il y a le lieu : l’atelier ou l’usine, ou le travailleur se
fait détrousser de la plus value. Le travailleur n’a que sa force de
travail à vendre, et cette « marchandise » a
une vertu fabuleuse : en se consommant elle crée de la valeur ! Et une
foie que cette force de travail est vendue, l’employeur a légalement le
droit de la faire fonctionner aussi longtemps que possible. Dans le mode
de production capitaliste, le temps de travail du prolétaire se divise
en temps de travail nécessaire et temps de surtravail. Le travail
nécessaire est le travail que le travailleur effectue pour assurer la
production et la reproduction de sa propre force de travail,
c’est-à-dire le travail qu’il lui faut fournir pour satisfaire ses
besoins et se reproduire. Le surtravail est le travail accompli au-delà
du temps de travail nécessaire, donc effectué gratuitement pour le
compte du détenteur du capital qui achète la force de travail. C’est
l’enjeu premier de la lutte des classes !
C’est une lutte permanente
ou le travailleur s »efforce d’augmenter sa part dans le partage entre
travail nécessaire et la plus value. Tandis que son patron, inversement,
en intensifiant le travail par l’augmentation des cadences, le recul de
l’âge de la retraite et l’augmentation des horaires ou la diminution
des jours de repos, s’efforce du contraire.
On comprend
combien l’idée du juste prix d’une journée normale de travail est une
baliverne ! Il n’y a ni juste prix, ni journée normale. Le travailleur
lutte pour faire reconnaitre comme socialement nécessaire : la culture,
les loisirs, la santé ou l’éducation, autrement dit pour partager et
réduire autant son « sur-travail » et la plus value encaissée par son
employeur. Inversement, l’employeur s’efforce sans cesse de réduire ces
besoins sociaux afin d’augmenter sa plus value. Pour cela il fait
pression sur les salaires, exige des réductions de charges, réclame des
exonérations fiscales en renvoyant les dépenses de santé et d’éducation à
la sphère privée.
Le « deal » est de voler un maximum
de plus value et donc de travail aux ouvriers, même si celui-ci en
meurt : accident du travail, suicide, dépression, maladie
professionnelles, handicaps…Et tout ce que les travailleurs perdent ils
le retrouvent en face d’eux dans le capital qui essai sans cesse de les
pressuriser afin de pouvoir grossir, gavé de plus value ! Le prix de la
force de travail apparait donc d’un coté sous la forme modifié de
salaire, et de à l’ opposé, la plus value apparait sous forme modifié de
profit. La plus value transformée en profit est devenu méconnaissable,
l’opération de blanchiment du butin a donc réussi !
Ensuite,
passant sous silence ce tour de passe-passe, les économistes du système
se livrent à des analyses sur les profits, les salaires, les rentes,
les rendements, et les dividendes, en dissimulant soigneusement leur
source commune : l’exploitation de la force de travail des ouvriers qui
produit la plus value !
« Le capital c’est du travail volé »…Auguste BLANQUI
La bibliothèque de Lutte Ouvrière
Lutte Ouvrière c'est un peu le cousin
fatigant de la famille. Celui qui n'a jamais baisé mais qui a un
avis sur tout et qui a toujours raison. Les camarades de LO, ils ont
toujours raisons. Impossible de leur faire rentrer quelque chose dans
la tête qui ne soit pas marxiste-léninismement pur.
Ils conservent encore un culte du
secret qui fait sourire. Ils fonctionnent en effet en se nommant
chacun par des pseudos, alors que leurs noms sont inscrit en
préfecture dès la moindre manif déclarée ou lors de candidature
aux élections. Ce culte nourrit seulement de nombreux fantasmes qui
meublent de temps en temps les colonnes de la presse bourgeoise.
Cette presse bourgeoise, ou pour
employer un terme un peu plus technique cette presse de merde, les
appelle souvent les moines-soldats ou la secte LO. Terme hélas
souvent repris par des militants de gauche qui n'ont pas fait
d'effort pour se renseigner. D'ailleurs dire que LO est une secte est
tellement galvaudé que des gens croient vraiment que c'est une secte
religieuse qui avance masquée sous la forme d'un parti politique.
Non. Par secte, on peut entendre que LO
suit une ligne idéologique et n'en varie pas d'un poil de la
barbiche à Trotsky. Et cela fait envie à certains de nos curés
rouges du NPA (ce n'est pas notre cas mais c'est sans doute parce
qu'on est des branleurs). Plutôt que moines-soldats, nous les
appellerons moines-copistes. C'est un peu le rôle qu'ils semblent se
donner. Les héros révolutionnaires des âges glorieux ayant disparu
durant les nuits du moyen-age stalinien, les militants de Lutte
Ouvrière conservent et transmettent inlassablement les textes des
grands anciens. Il est dit qu'un jour, un héros au visage multiple,
celui-ci des travailleuses-travailleurs invoqué à chaque allocution
des moines copistes, un héros donc reviendra sur Terre et nous
libérera du capitalisme. Nous supputons que c'est à ce moment là
seulement que de nombreux moines-copistes mettrons fin à leur vœux
de chasteté.
On ricane, on ricane, mais ayons
l'honnêteté de reconnaître que l'ensemble des militants de Lutte
Ouvrière rencontré font tous preuve d'une grande culture et pas
seulement politique. La fête de LO au château de Presle accueille
des stands et des conférences sur des thèmes littéraires ou
scientifiques. Et nous on dit bravo et on est à fond pour.
Il en est également ainsi de la
formation politique des militants. Lutte Ouvrière conseille bien
d'étudier des classiques du marxisme, certains facilement
accessibles, d'autres plus ardus, mais l'idée géniale est de
découvrir des grands thèmes politiques à travers des romans. Qui
croirait que ces bolchéviques vintages sauraient joindre l'utile à
l'agréable ?
Voici, après discussion avec des
anciens militants de LO, la bibliographie - incomplète – suggérée
pour une bonne culture politique et littéraire :
sur le marxisme illustré, on lira Le
Talon de Fer de Jack London qui se voulait d'après son auteur
une adaptation littéraire du Capital de Marx. Dédié à
Lénine, préfacé dans certaines éditions par Trotsky , c'est très
bien fait;
pour connaître la classe ouvrière
lire les romans de Zola, ou plus près de nous L'établi de
Robert Linhart ou encore Les 325 000 francs de Roger Vaillant
à propos de l'aliénation à la machine;
toujours sur la classe ouvrière mais
plus précisément celle plongée dans la crise de 1929 aux
États-Unis, il faut évidement lire Les raisins de la colère de
Steinbeck qui est un roman extraordinaire qui vous prendra aux tripes
dès les premières pages;
pour connaître la mentalité de la
bourgeoisie, lire les romans de Balzac;
sur la guerre de 14-18, on découvrira
l'état d'esprit des soldats français en lisant Jules Matrat
d'Exbrayat, celui des soldats allemands dans A l'ouest rien de
nouveau d'E.M Remarque et celui
des civils allemands dans Classe 22 d'Ernst
Glaeser;
sur le stalinisme on nous conseille
S'il est minuit dans le siècle de
Victor Serge, auteur dont on a déjà parlé, ou Vie et
destin de Vassili Grossman,
celui là on ne l'a pas lu, mais on sait qu'il est épais;
à
propos de la guerre d'Espagne on lira bien sûr Hommage à
la Catalogne de George Orwell;
pour
comprendre le système de la Shoah, lire l'excellent Treblinka
de J.F Steiner qui explique les
mécanismes de manipulations mentales employées pour envoyer les
populations juives à l'abattoir sans qu'elles bronchent et les
résistances à l'intérieur même des camps d'exterminations;
la
guerre d'Algérie sera illustrée par Élise ou la vrai vie
d'Etchereli ou La
question d'Henri Alleg;
Black Boy
de Richard Wright évoque la question des Noirs aux USA, tandis que
Une saison blanche et sèche d'André
Brink évoque l'apartheid en Afrique du Sud (il y a un article plus
complet à ce propos
sur ce site là);
enfin
les révolutions et les militants révolutionnaires sont décrits
dans des livres tels que Les Conquérants et
La condition humaine de
Malraux ( il s'agit de la Chine et de militants de la IIIème
Internationale), Les 10 jours qui ébranlèrent le monde du
journaliste américain John Reed, véritable reportage au jour le
jour de la prise du pouvoir des bolchéviques en octobre 1917, Ma
Vie l'autobiographie de Trotsky
ou Mémoires d'un révolutionnaire de
Victor Serge.
Tous ces romans ne
sont certes que des fictions ou des récits, mais ils permettrons de
découvrir des thèmes politiques et donnerons l'envie aux lecteurs
d'approfondir ces sujets avec des ouvrages historiques ou théoriques
plus complets.
Pour
ceux qui voudraient mieux connaître Lutte Ouvrière, sans avoir à
se farcir trois heures de leçons avec un de leur militant, nous vous
conseillons de lire La véritable histoire de Lutte
Ouvrière livre d'entretien
entre Christophe Boursellier et Hardy, le chef ''secret'' de LO, ou
le petit roman très sympathique de Thierry Jonquet Rouge
c'est la vie.
Enfin, si on
souscrit complétement à cette méthode de formation militante
enrichissante, on pourrait aussi l'adapter avec le cinéma. Ce sera
l'objet du prochain billet. D'ici là n'hésitez pas à nous suggérer
d'autres œuvres.
Source : http://fightclubnpa.blogspot.fr/
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