dimanche 27 mai 2012

HK et Les Saltimbanks - "Toute mon vie"

Titre issu du nouvel album "Les Temps Modernes" sorti le 21 mai 2012
« Toute mon vie » raconte l'histoire d'un ouvrier réunionnais ayant trimé toute sa vie et trouvant un beau matin son usine fermée. A travers cette histoire particulière, cette chanson est un hommage à la condition ouvrière.

Clip réalisé par Nadir Dendoune, journaliste militant, multi-carte, auteur notamment du livre « Un tocard sur le toit du monde », et avec l'aide précieuse de Madjid Messaoudene de la ville de Saint Denis et la participation des Contis dont notamment Xavier Matthieu dans un rôle inédit !

https://www.facebook.com/hksaltimbanks

http://www.saltimbanks.fr

LAGARDE, TAIS-TOI !

Nouvelle humiliation pour le peuple grec qui reçoit mal les conseils de la directrice du FMI, conseillant aux Grecs de payer leurs impôts avec, pour les salariés, le prélèvement à la source, malgré que ni les armateurs, ni l'église orthodoxe n'en paient pas depuis toujours...
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L’IMMIGRATION VUE PAR LE FN

Posté par 2ccr le 24 mai 2012   Conscience Citoyenne Responsable

L'IMMIGRATION VUE PAR LE FN  dans immigration, racisme, nation Pour le FN, l’immigration n’est pas simplement l’arrivée et l’installation d’étrangers,… il s’agit d’une véritable menace sur l’ « identité nationale » c’est-à-dire sur ce qui fonde le socle culturel, au sens large, d’une collectivité nationale : les valeurs, les symboles, les coutumes,…
Par définition, l’étranger a un bagage culturel différent de celui du pays dans lequel il va s’installer… et s’installer dans un pays ne le dépouille pas automatiquement de celui-ci. Reste à savoir de ce qu’il advient de ce bagage une fois posé en terre étrangère.
Le FN fait une différence entre les différentes cultures, celles, proches de la culture française, qui permet l’intégration – essentiellement, pas seulement (asiatique), celle fondée sur un socle judéo-chrétien,… et les autres, ou plutôt l’autre, celle fondée sur l’Islam.
Le FN affirme que la « culture islamique » est incompatible avec les principes de la République Française, et représente même un danger pour celle-ci. Cette hypothèse, érigée en principe, fait donc de tout porteur de cette culture un danger potentiel… Et c’est donc, au nom de la défense de l’ « identité française » qu’est élaboré en stratégie politique l’exclusion des populations d’ « origine musulmanes ».
Cette argumentation ne manque pas de sel quand on connaît le fossé qu’il y avait entre la religion catholique et les principes de la République,… quand on connaît les efforts des républicains pour réduire les prétentions totalitaires de l’Eglise,… et quand on connaît l’attitude du FN au regard des intégristes religieux catholiques.
Mais soit ! Entendons – sans l’approuver – ce raisonnement. Il y a beaucoup plus grave dans cette attitude,… quelque chose d’éminemment contradictoire qui le rend historiquement absurde et politiquement ridicule.
Sans remonter à la préhistoire, lorsque les conquistadors espagnols ont débarqué en Amérique, ils ont pris pied sur une terre déjà occupée, aux civilisations évoluées, affronté des peuples qui avaient leurs cultures. Ils les ont, en partie, exterminés, détruit leurs cultures, traditions, langues et ont carrément pris leur place.
Lorsque les colons européens ont débarqués en Amérique du Nord, comme les conquistadors au Sud, ils ont méthodiquement chassé ces peuples qui habitaient ces contrées, les ont asservis, parqués, en partie exterminés et pris leurs terres.
Lorsque les colons britanniques, hollandais ont investi l’Afrique du Sud, ils ont également chassés les populations indigènes et pris leurs terres. De même pour l’Australie, la Nouvelle Zélande, la Nouvelle Calédonie pour les français, la Palestine pour les israéliens….
Le FN, si soucieux de défendre l’identité originelle des peuples, reste pourtant d’une discrétion absolue sur ce genre d’évènement,… et trouve même « normal » ce type de colonisation qu’il a toujours revendiqué ( ?)
Comment le FN peut-il accepter l’existence de gouvernements sur le continent américains, qui sont issus de migrants qui ont détruit la culture locale ? Comment le FN peut-il soutenir les revendications des colons français en Nouvelle Calédonie qui ont fait main basse sur une terre qui ne leur appartenait pas ? Comment le FN peut-il défendre la colonisation de l’Algérie des 1830 alors qu’il s’agissait manifestement d’une invasion coloniale mettant en péril la culture locale ?
Pour le FN les immigrés bénéficient d’avantages du fait de leur présence en France, profitent de nos richesses… qu’ils contribuent par ailleurs à créer ! Mais qu’en est-il des colons qui ont pillé des pays entiers et exterminé les populations ?
Y aurait-il pour le FN une bonne et une mauvaise immigration ? Y aurait-il pour le FN des « invasions » respectables et d’autres qui ne le serait pas ? Apparemment oui ! Mais alors quels sont les critères de la qualification ? L’immigré serait dangereux mais le colon respectable. Autrement dit, et dit crûment, il y aurait une race supérieure, la blanche, détentrice de la « vraie culture » et les autres…
Patrick MIGNARD
« Aucune colonisation n’a jamais été faite pour le bien des peuples, mais seulement pour le profit d’une minorité »…L.PRADIER

A l’ordre du jour : la relance… de la destruction sociale et écologique !


Par Daniel Tanuro le 24-05-2012
La croissance a refait surface dans le discours politique. La Confédération Européenne des Syndicats (CES) la réclame depuis plusieurs années. François Hollande en a fait un thème majeur de sa campagne électorale.  Les sociaux-démocrates la demandent dans tous les pays, notamment en Allemagne. Lire ici

Azawad : tout ça pour ça !

La peste verte fait effondrer l’espoir de libération de l’Azawad…
Après plusieurs jours de pourparlers entre le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) et les obscurantistes d’Ansar Dine, dans un flou et une opacité totales, le verdict est tombé. Sous réserve de confirmation, le MNLA et l’organisation islamiste se sont entendus pour la mise en place d’un État islamique remettant ainsi en cause des mois de combat et de lutte pour l’instauration d’un État laïc. Ce n’est pas seulement la laïcité qui est aujourd’hui remise en cause, mais aussi l’avenir de l’amazighité dans l’Azawad et de la liberté auxquelles nous avons tant cru avec le MNLA. En effet, c’est la crédibilité du MNLA qui est entamée. Il aura encore plus de mal à avoir des interlocuteurs au sein d’une communauté internationale déjà hostile à l’Azawad. Pis encore, les puissances et à leur tête la France, une véritable calamité en Afrique, ont désormais de quoi justifier une intervention militaire, certainement programmée, dans l’Azawad.
Après avoir essayé de torpiller le MNLA, après avoir combattu l’idée de l’indépendance, après avoir essayé de prendre le pouvoir avec Aqmi dans l’Azawad, les obscurantistes d’Ansar Dine, dirigés par l’innommable agent anti-touareg Iyad ag Ghali, a fini par négocier avec le MNLA. Il aurait même, peut-être provisoirement, adhéré à l’idée d’indépendance de l’Azawad. Son objectif étant de saboter le projet de libération. Quel gâchis que celui d’instaurer un État islamique sur une Terre amazighe…
Les Amazighs de l’Azawad sont libres aujourd’hui de faire de leur pays qu’ils ont libéré ce qu’ils entendent. Ce sont eux qui l’ont libéré, ils leur appartient et ils ont le droit d’en faire ce qu’ils veulent. Sauf que dans ce cas, ce ne sont pas eux qui décident, c’est une minorité obscurantiste à la solde de l’idéologie arabo-musulmane qui vient de dicter aux hommes libres qui ont mené le combat de libération ce qu’ils doivent faire de leur pays. Un pays amazigh qu’ils sont en train de brader à une horde d’islamistes soutenus par des États intéressés pour diverses raisons par l’Azawad.
Lorsque le porte-parole du MNLA en Europe dit sur RFI que « Le peuple de l’Azawad va être un peuple indépendant qui va décider selon ses institutions de ce qui est bon pour lui à l’intérieur d’un État islamique », il ignore que l’islamisme est une peste qui là où elle s’installe ne peut produire que misère, acculturation, obscurantisme et domination. Et en terre amazighe, l’idéologie islamiste s’est illustrée par sa négation de l’amazighité qu’elle a toujours tenté d’éradiquer.
Peut-on, en toute honnêteté, croire que ce que les dynasties Almohades et Almoravides n’ont pas réussi, la dynastie islamique de l’Azawad le réussira ? Et si les Azawadiens prennent comme exemple la république islamique de Mauritanie, l’on sait dores et déjà où les Touaregs seront conduits.
L’Azawad est un territoire touareg, il nous appartient et pour rien au monde nous ne l’abandonnerons. Le combat ne fait que commencer et tôt ou tard la libération sera achevée.
Toutes celles, tous ceux, berbéristes, qui ont soutenu le MNLA dans son combat de libération et pour l’instauration d’un État moderne, démocratique et laïc, sensé rendre sa dignité au peuple amazigh, ont reçu cette nouvelle comme une bombe qui leur a explosé à la figure. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils baisseront les bras et assister indifférents à cette tentative de perversion de l’Azawad.
La Rédaction de Tamazgha le site berbériste, 27 mai 2012

Retraite à 60 ans, encore un effort !


On le savait, le PS n’avait promis le retour de la retraite à 60 ans que pour ceux et celles qui ont commencé à travailler jeunes et qui disposent de leurs annuités. Tout ça sans remettre en cause la durée de cotisation allongée par Sarkozy. Une mesure bien en deçà des besoins et qui ne répondait pas non plus à l’énorme mobilisation contre ce retour en arrière en termes d’exploitation. Mais, bon, c’était mieux que rien. Mais voilà que la nouvelle ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, tourne autour du pot sur la manière de calculer les trimestres pris en compte. Ainsi, en plus des trimestres cotisés (c’est-à-dire ceux qui correspondent à un travail effectif), elle prendrait en compte les trimestres validés au titre des congés maternité et du service militaire. Les périodes de maladie seraient comptabilisées « dans certains cas » qui restent à définir, mais les temps de chômage ne compteraient pas, tout comme les majorations de trimestres pour enfant. Cela fait quand même une sacrée différence à une époque où la plupart des salariés connaissent plusieurs périodes de chômage dans leur vie active. Encore une fois, c’est la double peine pour ceux qui non seulement sont virés de leur boîte, mais qui de ce fait perdent en annuités et, comme par hasard, pour les femmes. D’autant plus que cela instaure une inégalité de fait entre ceux qui ont commencé tôt mais dont tous les trimestres validés ne comptent pas et les autres... La ministre a promis un décret d’ici juillet, elle doit entendre que le compte n’y est pas.

Lutte et solidarité dans la grève étudiante au Québec


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Sean Cain est originaire de Toronto au Canada et vit à Avon, en France. Il est membre du NPA en Seine-et-Marne. Il revient sur les fortes mobilisations étudiantes de ces trois derniers mois durement réprimées au Québec.

Le mot « solidarité » n’est pas juste un cliché. C’est une nécessité fondamentale pour les militants de gauche partout dans le monde, qui veulent créer une société démocratique et sans classes.

L’histoire nous montre que si nous voulons contester sérieusement la loi du capital, les travailleurs doivent lutter aux côtés des étudiants, des militants écologistes, féministes et tous les autres progressistes.
C’est précisément ce qui s’est passé ces trois derniers mois dans la province du Québec, au Canada, où se déroule la grève étudiante la plus massive dans l’histoire du pays. Depuis mi-février, plus de 300 000 étudiants – dans une province qui compte 7, 9 millions d’habitants – sont en grève contre la proposition du gouvernement libéral d’augmenter les frais d’inscription à l’université de 83 % sur cinq ans.
Le Québec est la province francophone du Canada. Historiquement, c’est là que se sont implantés les syndicats les plus à gauche et les plus militants du pays. Pourtant le gouvernement actuel, à l’image de la plupart des États néolibéraux dans le monde, veut faire payer aux étudiants la crise créée par les banques et le capitalisme néolibéral.
Bien que les universités du Québec aient les frais d’inscription les plus faibles du pays, les universités canadiennes ont des frais d’inscription parmi les plus élevés du monde. Un cycle universitaire de quatre ans revient à 58 000 dollars en moyenne (soit 44 666 euros), ce qui oblige de nombreux étudiants de la classe ouvrière voire des classes moyennes à renoncer aux études supérieures, ou à s’endetter à hauteur de dizaines de milliers de dollars pour tenter de financer leur éducation.
Trois organisations étudiantes majeures au Québec, dont Classe (Coalition large de l’association pour une solidarité syndicale étudiante), qui est la plus importante et la plus à gauche d’entre elles, ont mené la lutte contre le gouvernement.
D’autres syndicats et organisations de gauche ont participé aux manifestations et publiquement soutenu les étudiants. « Québec solidaire », un parti de gauche radicale réunissant plusieurs organisations anticapitalistes qui représente environ 10 % dans les sondages, a également soutenu le mouvement.
L’objectif du mouvement étudiant est d’obtenir l’abolition des frais d’inscription. C’est la situation dans des pays tels que la Suède, le Danemark et la Norvège.
Le gouvernement libéral a tenté d’écraser la grève par des mesures de plus en plus répressives. Depuis février, 1 511 personnes ont été arrêtées, dont deux journalistes et un enseignant. C’est trois fois plus que durant la crise d’octobre 1970, quand les forces armées canadiennes avaient occupé la province et imposé la loi martiale à la suite de l’enlèvement de deux représentants du gouvernement par le Front de libération du Québec (FLQ).
La semaine dernière, le gouvernement a fait passer une loi très répressive, le « bill 78 ». Rassemblements, manifestations, piquets de grève sont interdits partout dans la province sans autorisation préalable. Les sanctions prévues en cas de désobéissance incluent des amendes jusqu’à 5 000 dollars (3 830 euros) pour un individu, 35 000 dollars (26 810 euros) pour les leaders étudiants ou syndicaux. La loi prévoit aussi des restrictions spécifiques concernant le droit de grève des personnels de l’éducation.
La Commission québécoise pour les droits de l’homme, l’Association des professeurs d’université et Louis Masson, responsable du Barreau du Québec (principale association d’avocats de la province), se sont tous opposés à cette législation. Même « Strike the strike », un groupe opposé à la grève et aux dirigeants étudiants, a exprimé son opposition.
Jusqu’ici, les étudiants ont ignoré la loi et continué leur mouvement, et les organisations comme Classe se sont juré de défier la nouvelle loi par tous les moyens. En fait, depuis la semaine dernière, les manifestations sont devenues plus radicales, et les étudiants sont toujours dans la rue, arborant sur leur blouson ou leur sac les carrés rouges qui sont devenus le symbole de la grève.
Comme le dit la gauche radicale au Canada, « la solidarité ne connaît pas de frontières ». C’est pourquoi les principaux représentants de la Fédération canadienne des étudiants (CFS), qui représente plus de 500 000 étudiants, essentiellement dans les régions anglophones, ont proposé à leur organisation d’appeler à une grève en Ontario, la province la plus étendue du Canada, en solidarité avec les étudiants du Québec.
Comme on l’a vu durant le printemps arabe et le mouvement Occupy, les mobilisations en Grèce contre l’austérité et la grève étudiante au Québec aujourd’hui, rien n’est plus fort qu’une mobilisation collective et engagée en solidarité dans l’intérêt de toutes et tous.
Sean Cain, le 22 mai. Traduction : Ingrid Hayes

Rio+20: Journée internationale de luttes Les peuples du monde contre la marchandisation de la Nature


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La Via Campesina appelle toutes les organisations paysannes du monde ainsi que ses alliées et alliés à organiser des actions au cours du mois de juin.
L’avancée du système capitaliste qui, pendant les deux dernières décennies, est arrivée à des dimensions inédites, conduit à des crises tout aussi inédites. Les crises financière, alimentaire, énergétique et environnementale sont les visages multiples de la crise structurelle du capitalisme, qui ne connaît pas de limites dans sa quête de profits. La crise structurelle actuelle, comme d’autres crises de cette sorte, touche les peuples du monde mais laisse indemnes les élites et les grandes sociétés.
Sur tous les continents, nous avons vu que, même pendant la crise, l’élan du capitalisme n’a pas diminué. Car nous constatons les accaparements illégaux des terres par des sociétés étrangères, l’avance de l’industrie extractive (minière et pétrolière), les cultures génétiquement modifiées de plus en plus présentes dans les champs, les agro-carburants, les pesticides vendues à une échelle gigantesque. En fin de compte, la crise du capitalisme ne veut pas dire que le système fait volte-face. Au contraire, c’est à ce moment précis, qu’il avance avec le plus d’intensité, parce que les entreprises profitent de la crise pour étendre leur domination aux territoires qui n’ont pas encore été conquis.
La Conférence Rio + 20 en est un exemple clair. Au lieu de rassembler les gouvernements du monde entier pour trouver de vraies solutions à la crise environnementale, cet événement servira à consolider les fausses solutions aussi bien que l’accaparement des territoires des paysannes et paysans, ainsi que des peuples premiers. A la Conférence de l’ONU, il n’y a que les intérêts des grandes sociétés qui trouveront leur place.
Afin de résister à ces intérêts et à les confronter, il est fondamental que les peuples du monde continuent à renforcer leurs organisations et leurs luttes, qu’ils élèvent leur voix et qu’ils démontrent que seulement la souveraineté populaire offre de réelles solutions.
Ainsi, en tant que Via Campesina , nous demandons à nos organisations membres et à nos alliées et alliés d’organiser et de coordonner des luttes pendant tout le mois de juin, principalement durant la Journée internationale de l’environnent, le 5 juin. De cette manière, nous démontrerons notre unité et notre force afin d’envoyer à l’avance, de partout dans le monde, un message radical aux représentants des gouvernements qui se réuniront à Rio + 20, du 20 au 22 juin, à Rio de Janeiro, Brésil.
Chaque lutte, chaque résistance, chaque territoire que nous récupérons doit être l’expression de cette unité mondiale devant l’offensive du système capitaliste contre la nature.
Parallèlement à la Conférence officielle, nous, les peuples du monde, serons réunis au Sommet des Peuples, dans un processus de construction collective et de mobilisation permanente. Au cours de la semaine du 18 au 22 juin, il y aura aussi une période de mobilisation mondiale, car notre tâche ne se situe pas seulement à Rio de Janeiro. En effet, nous devons poursuivre les luttes dans notre propre pays, particulièrement lors de la journée inaugurale de la Conférence officielle, le 20 juin. Cette période de luttes sur tous les continents devrait se répercuter à Rio de Janeiro et dans le monde entier.
Nous convoquons toutes les organisations paysannes et leurs alliée et alliés à organiser des mobilisations et des actions partout dans le monde : des marches dans les villes ou dans les campagnes; des conférences de presse; des actions pour demander la Réforme agraire et l’accès à la terre; des campagnes de communication; des programmes de radio; des mobilisations contre les entreprises responsables de la dégradation environnementale; des débats dans les écoles et les universités; des projections de films documentaires; et d’autres actions que vous organiserez collectivement chez vous.
Au moment où le capitalisme veut mondialiser davantage son système, dominer nos territoires et exploiter notre main d’oeuvre, nous devons internationaliser notre lutte. Nous allons nous organiser, préparer des actions, faire appel à nos bases et à nos alliés pour cette grande journée de lutte contre le capitalisme. La force de notre journée de luttes viendra de notre capacité de nous organiser et d’atteindre une visibilité nationale et internationale.
Nous vous demandons de nous informer de vos actions à l’adresse électronique suivante : lvcweb@viacampesina.org
Non aux fausses solutions du capitalisme vert
Pour l'agriculture paysanne!

samedi 26 mai 2012

EN URSS LE COMMUNISME N’EXISTAIT PAS

Posté par 2ccr le 25 mai 2012 - Conscience Citoyenne Responsable

EN URSS LE COMMUNISME N'EXISTAIT PAS dans etranger 1935-urss-300x146Si l’on veut en donner une définition très générale, le communisme représente un idéal d’égalité et de fraternité humaine: il considère l’exploitation de l’homme par l’homme comme la source de tout esclavage et de toute oppression. L’inégalité économique conduit à l’injustice sociale et est l’ennemie du progrès moral et intellectuel. Le communisme vise à créer une société où les classes seront abolies, où sera instaurée la propriété commune des moyens de production et de distribution. L’homme ne pourra jouir de la liberté, de la paix et du bien-être que dans une communauté sans classes et solidaire.
La première condition pour que se réalise le communisme est la socialisation des terres, des outils de production et de la distribution. On socialise la terre et les machines, pour qu’elles soient utilisées par des individus ou des groupes, en fonction de leurs besoins. En Russie, la terre et les moyens de production ne sont pas socialisés mais nationalisés. Le terme de nationalisation est trompeur, car ce mot n’a aucun contenu. En réalité, la richesse nationale n’existe pas. La «nation» est une entité trop abstraite pour «posséder» quoi que ce soit. Soit la propriété est individuelle, soit elle est partagée par un groupe d’individus; elle repose toujours sur une réalité quantitativement définissable.
Lorsqu’un bien n’appartient ni à un individu, ni à un groupe, il est ou nationalisé ou socialisé. S’il est nationalisé, il appartient à l’État; en clair, le gouvernement en a le contrôle et peut en disposer selon son bon plaisir. Mais si un bien est socialisé, chaque individu y a librement accès et peut l’utiliser sans l’ingérence de qui que ce soit. En Russie, ni la terre, ni la production, ni la distribution ne sont socialisées. Tout est nationalisé et appartient au gouvernement, exactement comme la Poste aux États-Unis ou les chemins de fer en Allemagne ou dans d’autres pays européens. Ce statut n’a absolument rien de communiste.
Le véritable communisme — l’égalité économique entre les hommes et entre les communautés — exige que chaque communauté organise la planification la meilleure et la plus efficace, en se fondant sur ses nécessités et possibilités locales. Une telle planification repose sur la liberté complète de chaque communauté de produire et de disposer de ses produits selon ses besoins, besoins qu’elle doit fixer elle-même : chaque communauté doit échanger son surplus avec d’autres communautés indépendantes sans que nulle autorité externe n’intervienne. Telle est la nature fondamentale du communisme sur le plan politique et économique. Cela ne peut pas fonctionner ni être possible sur d’autres bases. Le communisme est nécessairement libertaire. Anarchiste.
On ne décèle pas la moindre trace d’un tel communisme (du moindre communisme) en Russie soviétique. En fait, la seule allusion à une telle organisation est considérée comme un crime là-bas, et toute tentative de la mettre en pratique serait punie de mort.
L’absolutisme politique et la dictature ont de nombreux points communs : les moyens et les méthodes utilisés pour atteindre un but donné finissent par devenir l’objectif. L’idéal du communisme, du socialisme, a cessé depuis longtemps d’inspirer les chefs bolcheviks. Le pouvoir et le renforcement du pouvoir sont devenus leur seul but. Mais la soumission abjecte, l’exploitation et l’avilissement des hommes ont transformé la mentalité du peuple.
Il est désormais évident que la Russie soviétique est, sur le plan politique, un régime de despotisme absolu et, sur le plan économique, la forme la plus grossière du capitalisme d’État
« Honte à ceux qui cessèrent d’être communistes en cessant d’être stalinien et qui ne furent communistes que tant qu’ils furent staliniens »…Daniel BENSAID

Hollande-de Robien. Ces petits riens qui annoncent bien des choses...

25 Mai 2012 Par Antoine (Montpellier)

François Hollande soutient la candidature du centriste Gilles de Robien au BIT (Le Monde)
Le président François Hollande a confirmé jeudi la candidature de l'ancien ministre centriste Gilles de Robien comme directeur général du Bureau international du Travail (BIT) le 28 mai, dans une déclaration diffusée par l'Elysée.
"La France, dont je souhaite qu'elle s'engage dans une coopération accrue avec l'OIT en liaison avec les partenaires sociaux français qui ont un rôle de premier plan à jouer pour affirmer la dimension sociale de la mondialisation, soutient résolument la candidature de M. Gilles de Robien", affirme M. Hollande dans cette déclaration.
M. de Robien avait annoncé en décembre sa candidature pour succéder au Chilien Juan Somavia, dont le mandat s'achève le 30 septembre 2012. Il avait recueilli le soutien de Nicolas Sarkozy, alors président de la République, et de son gouvernement.
François Hollande soutient la candidature du centriste Gilles de Robien au BIT
Histoire de démarrer sur les chapeaux de roue la présentation de notre bonhomme soutenu par le président de gauche (mais de tous les Français !), jouons la carte de l'anti-aristocratisme primaire en relevant sur la fiche Wikipedia ad hoc ce point biographique : "Le vicomte Gilles, Marie, Ghislain, Louis Gauteron de Robien est le fils du vicomte Jean de Robien (cultivateur et industriel) et d'Éliane Le Mesre de Pas, le huitième de leurs dix enfants, le mari de Jeanne Hoarau de la Source depuis le 5 juillet 1965 et le père de quatre enfants (Laure, Hugues, Thibaut, Gaël). La famille de Robien est une famille bretonne, catholique pratiquante, appartenant à la noblesse de robe et à la descendance capétienne. Ses armes se blasonnent d'azur à 10 billettes d'argent 4, 3, 2 et 1 et sa devise est « sans vanité ni faiblesse » (Familles subsistantes de la noblesse française : Noblesse d'extraction chevaleresque - 1389 - Honneurs de la cour)."
Voilà qui, étant insidieusement posé depuis les canons déterministes de mon marxisme primaire ("Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience."), me permet de mentionner, entre autres faits d'armes de ce faux nez centriste, véritable spécimen de politicien de droite appliqué, par-delà son humanisme catholique, à formater la société française à la mondialisation libérale, quelques décisions prises du temps où il sévissait comme ministre de l'Education de Chirac :
G. de Robien - Ministère de l’Education (fichier "base élèves")
D'où on extraira ceci : " Au moyen de Base-élève, ce sont donc les données personnelles de tous les enfants, et à terme de toute la population, qui seront centralisées et partagées entre institutions ; un fichage généralisé que rien ne protège d’ailleurs des intrusions privées puisque ces informations, personnelles et confidentielles, transiteront par Internet.
Pour Sud éducation, Base-élèves n’est pas un outil au service des besoins éducatifs de la jeunesse, c’est l’instrument d’une politique sécuritaire et policière."

Par ailleurs :
"Le 12 février 2007, il signe un décret allongeant de une à trois heures hebdomadaires le temps de travail de certains enseignants, sans contrepartie financière, et donnant la possibilité aux chefs d'établissement de les contraindre à enseigner deux matières (bivalence). Devant la forte opposition qui se manifeste, plusieurs candidats à l'élection présidentielle 2007, dont Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, annoncent au cours de leur campagne qu'ils abrogeront ce décret s'ils sont élus. Nicolas Sarkozy devenu Président de la République l'abroge effectivement le 11 juin 2007, ce que Gilles de Robien déplore encore quatre ans après." (Wikipedia)
Sa défense d'un socle commun de connaissance et de compétences lui avait valu l'ire du principal syndicat du second degré (le Snes FSU) : "La circulaire ZEP [Zones d'Education Prioritaire] affiche clairement le socle comme l’unique objectif à atteindre, renvoyant les élèves de milieux populaires à une hypothétique formation tout au long de la vie (on sait pourtant qu’elle ne profite qu’à ceux qui ont bénéficié d’une solide formation initiale). [...] Le décret sur le socle confirme que cette mesure phare de la loi Fillon constitue un outil redoutable au service d’un véritable tri social au sein d’un collège à plusieurs vitesses et d’un renoncement à la réussite de tous." (SOCLE COMMUN)
Alors bien sûr on sait que Gilles de Robien s'est dit partisan du vote des étrangers aux municipales, s'est opposé (chapeau bas !) à l'intégriste ultralibéral Madelin dans Démocratie Libérale la bien nommée, a soutenu Martine Aubry dans son action à travers la Fondation Agir contre l'exclusion et son projet de "placer l’entreprise au coeur de... l’égalité" ! ?!?!?...Tout ceci est en fait du même tonneau que ces rappels actuels qui nous présentent le maître artisan de la politique de démantèlement sarkozyen des protections sociales, la retraite en particulier, je veux parler de François Charles Armand Fillon, comme un gaulliste...social à la mode Seguin lequel, tout de même, pour un Etienne Pinte refusant, porté par la doctrine sociale de l'Eglise, l'expulsion de sans-papiers, a "créé", outre le susnommé Fillon, les sarkocompatibles Karouchi, Guaino ou Baverez !
François Hollande ne nous fera donc pas oublier, par son soutien à Robien à la direction générale du BIT (...du Travail, on croit rêver), que l'axe structurant du positionnement politique de son protégé est de droite et que converger pour faire l'article avec Sarkozy finit de déporter clairement à droite la manoeuvre ! Il faut dire que l'ambition affichée d'" affirmer [via Robien] la dimension sociale de la mondialisation", en y piégeant les "partenaires sociaux", permet de mieux comprendre ce que c'est qu'un "président de gauche" qui avait, reconnaissons-le, vendu la mèche en plaidant, pendant la campagne électorale, pour "donner du sens à la rigueur". En respect des exigences de réduction des déficits publics prônée à la tête de cette UE qui maltraite le peuple grec à l'unisson du FMI ! Etonnez-vous avec ça que le ministre Sapin déclare aujourd'hui rejeter l'idée d'une forte hausse du smic... Un autre petit rien qui annonce aussi bien des choses...et rend assez "étonnant" que le Parti Communiste, ce pilier du si radical Front de Gauche, puisse seulement se poser la question de participer à ce gouvernement-là ! Autant se poser la question de savoir si on défend le Smic à 1700€ (bruts, pas nets, faudrait pas exagérer) brandi, haut les coeurs, pendant la campagne présidentielle...
Souvenir, souvenir : Mitterrand déjà...
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 Jean-Pierre Soisson, mnistre de Rocard, de Cresson et de Bérégovoy de 1988 à 1993, le Robien de Mitterrand 
En 1988  la politique d'ouverture au centre se manifestera par l'entrée au gouvernement de personnalités de l'UDF comme Jean-Pierre Soisson et Jean-Marie Rausch, centristes comme Michel Durafour ou Olivier Stirn ou de la société civile comme Alain Decaux et (brièvement) Léon Schwartzenberg. (Wikipedia) Après avoir obtenu de se maintenir à la présidence de la région Bourgogne avec l'appui du PS et des Verts, Jean-Pierre Soisson, qui fut tour à tour giscardien, centriste, UMP puis sarkozyste, accepta de voir reconduit son mandat en 1998 avec les voix de l'UMP et d'une partie du FN !
Le TSS (Tout Sauf Sarkozy) a fait escamoter ce que Hollande trimballe comme héritage des années Mitterrand. Le soutien à Robien n' est qu'un indice mineur d'une structure politique profonde que les réponses social-libérales à la crise du capital devraient révéler au grand jour.

QUIMPER / Meeting Lundi 4 Juin

                         ==================================
 
Mardi 29 Mai:
"Pour une reconquête des  services publics"
Quimper  Halles St François  Salle n° 1 à 20h00
 
Mercredi 30 Mai :
"Quelles énergies pour quel développement ?" 
 Mairie de Briec à 20h00

Stockage des déchets radioactif à Bure : Le vrai débat public c'est MAINTENANT !

Lors de la réunion des entités membres du CLIS de BURE, du 15 mai dernier,
la première ambition affichée de l’ANDRA est bien de faire partager la nécessité du stockage profond,
Mr Jean-Paul BAILLET, directeur du site de BURE,
“débordé par un flots de questions “embarrassantes” a déclaré :

Mr Guéritte, on ne va pas faire le Débat public aujourd'hui !”

Eh bien si... m’sieur BAILLET... !



Parce que Le vrai Débat Public, c’est MAINTENANT !

C’est maintenant qu’il faut débattre des problèmes de transport, d’entreposage, de rejets de gaz radioactifs,
de rejets d’hydrogène avec risque d’explosion, d’incendie.
Les histoires de ventilations, le risque de criticité, la réversibilité et la récupérabilité, le post-entreposage des colis récupérés...
Et la démocratie, l’éthique, l’achat des consciences avec tout cet argent qui dégouline...
et l’enchaînement des réunions actuelles pour un bon lessivage de cerveaux...
les prochains seraient des philosophes, des sociologues, des juristes.

Les associations de dimension nationale vous l’ont fait savoir le 27 mars dernier :
“Elles ne désamorceront pas la résistance !”
http://www.villesurterre.com/images/stories/bure-120327-andra-associations-nationales-cr-mg.pdf

Quelques entités dont certaines membres du CLIS de BURE,
vous l’ont redit le 15 mai dernier :
“L’analyse qualitative des incertitudes, c’est de la poésie” !
http://www.villesurterre.com/images/stories/bure-120515-andra-entites-clis-2.pdf

C’est maintenant qu’il faut expliquer aux riverains et au monde entier
que le projet CIGéO est un projet aussi fou que flou.


Même les membres du CLIS commencent à douter :

Son président
Jean-Louis CANOVA : http://www.villesurterre.com/images/stories/bure_120301_est-republicain_canova_lettre_ouverte.jpg


 Michel GUERITTE
au nom de l’entité virtuelle composée de tous ceux
qui sont opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs à BURE et ailleurs.


Canada: Nos droits sont attaqués!

Au premier ministre du Québec, Jean Charest:

Nous rejetons la loi 78 en tant que moyen de gérer les contestations politiques. Cette loi est inconstitutionnelle et va à l'encontre de certaines valeurs canadiennes fondamentales. Nous vous demandons de l'abroger immédiatement et de permettre le retour de la liberté d'expression et de la liberté de réunion dans les rues du Québec.
Jean Charest, le premier ministre du Québec, vient de faire passer une loi spéciale draconienne limitant nos droits fondamentaux à la liberté de regroupement et de protestation. Cette loi pourrait mettre le Canada dans une position honteuse sur la scène internationale -- en l'assimilant aux états policiers du Moyen-Orient renversés au cours du printemps arabe -- ça reste à nous de montrer au monde que les Canadiens rejettent ce type de répression certainement pas digne de notre époque.

Cette loi spéciale, connue sous le nom de loi 78, prévoit de sévères amendes pouvant atteindre 125 000 $ pour l’organisation de manifestations pacifiques -- le droit le plus fondamental des démocraties libres. De plus, quiconque espère réunir ne serait-ce que 50 personnes doit avertir la police 8 heures à l’avance! Les juristes sont unanimes et considèrent que cette loi est inconstitutionnelle mais, pendant que nous attendons que les tribunaux la fassent abroger, la liberté d’expression est menacée. Unissons nos efforts et démontrons aux dirigeants que tous les Canadiens rejettent cette atteinte à leurs droits fondamentaux et que toute répression entraînera une opposition plus forte.

Les droits constitutionnels et la réputation internationale de notre pays sont en danger. Faites votre part et envoyez ce message à tout le monde – si nous atteignons 50,000 signataires, Avaaz installera des manifestants géants devant les bureaux des élus de Montréal pour transmettre aux politiciens notre message national.

Signez la pétition

Loi COV : mobilisation pour exiger l'abrogation de la loi sur les Certificats d'Obtention Végétale (dite "loi semences")

Interpellation des candidats aux législatives dans le cadre du "printemps des semences paysannes et fermières sans OGM".

La Confédération paysanne avec le collectif "semons la biodiversité" mettent à disposition des outils pour vous adresser aux candidats et faire pression pour revenir sur cette loi inique qui privatise le vivant.
Semons l'espoir du changement !
Télécharger le document de présentation du Printemps des semences

jeudi 24 mai 2012

Nouveau procès contre Gérard Filoche

Ça fait huit ans que ça dure. Hélas.
Il faut une dernière mobilisation pour en finir avec le patron de chez Guinot, membre de l’UIC proche de l’UIMM, un patron de combat, déjà condamné pour « abus de droits sociaux », qui ne paie pas les heures supplémentaires, qui manipule un CE, qui multiplie les prud’hommes, qui a l’habitude de traquer ses salariés pour « abus du droit d’ester en justice » et qui mène une invraisemblable campagne depuis huit ans pour essayer selon les dires de son avocat bien choisi, Me Varaut, de faire qu’un inspecteur du travail « fasse moins le fier »…


Ce patron de la rue de la Paix, a décidé de s’acharner depuis 2004 contre l’inspecteur du travail qui voulait l’empêcher de multiplier les infractions et délits.


Mais en premier jugement, le 12 octobre 2011, l’inspecteur a été relaxé et le Parquet (qui l’avait un temps suivi, on se demande pourquoi ?) a renoncé à toute poursuite.  Le patron Guinot lui s’est entêté. Et le jugement en appel, la nouvelle audience GUINOT CONTRE FILOCHE pour une prétendue “entrave au CE” de Guinot aura lieu :

Le mardi 5 juin à 13 h 30 devant la 31e Chambre d’appel de Paris.
Les tenants et aboutissants de cette invraisemblable poursuite sont connus : alors que l’inspecteur du travail faisait son travail, normalement, pour rétablir l’ordre public social violé dans cette entreprise, le patron a inventé qu’il y aurait eu « entrave au CE », non pas par lui, mais par l’inspecteur. Un CE d’un seul membre, qui ne fonctionne pas, qui est entre les mains dudit patron par le biais d’un salarié disons… soumis. L’inspecteur du travail avait refusé l’autorisation de licenciement d’une jeune femme déléguée syndicale, de retour de congé maternité 3 fois de suite pour « discrimination ». Il y a eu 12 procédures depuis, autour de cette affaire : la salariée a gagné TOUTES ces procédures étalées en 7 ans.
La Cour d’appel du tribunal administratif a confirmé en 2010 qu’il y avait bel et bien discrimination et elle a donné raison à l’inspecteur du travail contre sa hiérarchie qui avait cassé le refus de licenciement : elle a même ordonné la ré intégration de la salariée. La salariée a même bénéficié d’une transaction avantageuse de la part de l’entreprise condamnée qui a renoncé à aller en Conseil d’état comme elle l’avait un temps proclamé.
Mais ça ne fait rien, le patron persiste, dans un dernier round, sa vendetta contre l’inspecteur. Cet acharnement de Guinot doit être pris au sérieux, il vise, au-delà de l’inspecteur d’ailleurs en retraite, toute l’inspection : il mérite qu’on s’acharne à renverser définitivement cette incroyable accusation.
42 000 signataires, tous les syndicats de l’inspection, et de nombreuses personnalités de toute la gauche ont exprimé leur totale solidarité avec Gérard Filoche. Dix témoins clefs (dont Jean Auroux, Benoît Hamon, Gilbert Dupraz, Philippe Royer, Pierre Mériaux…) avaient déposé en sa faveur le 6 juillet 2011.
Nous aurons donc à nouveau besoin du maximum de présents l’après-midi du 5 juin pour venir en soutien à partir de 12 h 30 devant le Palais de justice de Paris, l’audience débutant à 13 h 30 à la 31e chambre correctionnelle (soyez munis d’une carte d’identité).
Venez nombreux, par solidarité, par soutien, pour peser aussi. Chaque présence comptera et fera chaud au coeur.
Beaucoup ont déjà donné, encouragé, aidé, et nous les en remercions chaleureusement.
Mais tout soutien par signature de la pétition et messages de soutien est encore et toujours bienvenu. Mais aussi, hélas, encore une fois, car les frais de cet appel sont à nouveau à charge de Gérard Filoche, toute aide financière sera soulageante et précieuse :

  • chèques à l’ordre de « solidarité-filoche » C/O Gérard Filoche, 85 rue Rambuteau, 75001 Paris

Le tract intersyndical de soutien à Gérard Filoche pour le 5 juin
Le site de soutien à Gérard Filoche, la pétition (plus de 40 000 signatures), les messages de soutien (plus de 1800 !) : solidarite-filoche.fr

mercredi 23 mai 2012

Contre la droite et l’extrême droite Contre l’austérité de gauche Votez anticapitaliste !



 Nous avons réussi à dégager Sarkozy, une bonne chose de faite ! Mais la crise, le chômage et la pauvreté ne vont pas disparaître. Les plans de licenciements, cachés pendant la campagne présidentielle,  sont de retour, comme à Air France qui prévoit des milliers de suppressions de postes.
François Hollande revient déjà sur le peu de promesses faites pendant la campagne. Il déclare que des troupes françaises resteront en Afghanistan et accepte les critères européens d’austérité. Pour tenter de nous rassurer, il agite son espoir de « croissance », alors que l’économie est en crise profonde et que les politiques d’austérité empêchent toute relance… Mais il n’est pas possible de sortir de la crise sans s’attaquer aux profits, sans remettre en cause le partage des richesses actuel, sans s’en prendre aux intérêts des capitalistes.

Les mesures d’urgence proposées par les candidats du NPA
Le NPA et 400 candidats anticapitalistes aux élections législatives présentent un programme de défense des intérêts de la majorité de la population.
 Un bouclier social contre la crise :
 Augmenter les salaires de 300 euros, revenu minimum à 1700 euros, interdiction des licenciements, partage du temps de travail avec 32 heures sans perte de salaire, pour permettre à tous de vivre décemment.
 Une fiscalité anticapitaliste pour financer les services publics :
Supprimer les exonérations d’impôts et de cotisations qui bénéficient aux grandes entreprises (172 milliards par an) et aux riches, pour  créer un million d’emplois publics et relancer la Sécurité sociale.
 La fin de la dictature des banques :
Arrêter de payer la dette publique (160 milliards d’euros par an), organiser une enquête populaire sur cette dette en vue de l’annuler, et créer un service public bancaire unique par la réquisition des banques.
 La sortie du nucléaire en 10 ans :
Développer les énergies renouvelables, mettre en place une planification énergétique, réquisitionner les grandes entreprises de l’énergie qui risquent nos vies et nous rackettent.

Nous voulons une autre société, avec une égalité complète entre les femmes et les hommes, entre les français et les immigrés, ce qui implique la régularisation de tous les sans-papiers et le droit de vote à toutes les élections. Nous voulons une autre Europe, une Europe des travailleurs et des peuples, une Europe démocratique, et le droit à l’autodétermination pour tous les peuples à commencer par ceux des actuelles colonies françaises et de Palestine.

 Le vote NPA pour résister à l’austérité de gauche
Hollande et son gouvernement nous préparent des mesures antisociales, comme l’ont fait leurs amis socialistes en Grèce et en Espagne. Si nous n’y faisons pas barrage, cela laissera le terrain libre à la droite et à l’extrême droite. Il est indispensable de construire un rapport de forces face à ce gouvernement pour imposer nos droits et revendications.

Voter pour les candidats du NPA, c’est voter pour un programme de rupture anticapitaliste, pour un gouvernement au service des travailleurs.
C’est voter pour regrouper toutes les forces politiques et sociales, toutes celles et ceux qui s’opposent à l’austérité et à la crise, qui ne font pas confiance au PS et veulent construire une opposition de gauche à sa politique, un mouvement d’ensemble pour nos revendications.

mardi 22 mai 2012

Le PCF se posera le 20 juin "la question d’une éventuelle participation au nouveau gouvernement "... à titre individuel !

lundi 21 mai 2012


Extrait du rapport au Conseil national du PCF d'Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF [c'est nous qui surlignons]. Voir dernières infos "Pour en savoir plus : manoeuvres, manoeuvres..." à la fin de ces extraits du rapport.

Sitôt passé le deuxième tour des élections législatives, nous aurons tout de suite à évaluer la nouvelle situation politique et les nouveaux rapports de forces politiques, à évaluer aussi de l'évolution des choses autour du traité budgétaire européen, à décider de notre positionnement et de nos initiatives dans ce contexte ; nous aurons également à répondre à la question d’une éventuelle participation au nouveau gouvernement que François Hollande et le premier ministre composeront au lendemain des élections législatives.

Nous avons décidé, vous le savez, lors du dernier Conseil National, de consulter les communistes et d’organiser sur cette question une Conférence Nationale ; il est évident que cette consultation devra se tenir dans des délais très rapides, au tout début de la semaine qui suivra le deuxième tour .
Le processus pourrait donc être le suivant : le Conseil National se réunira dès le lundi 18 juin au matin, de 9h30 à 13heures : il discutera et adoptera en fin de matinée une courte résolution précisant notre orientation et les premières initiatives de notre parti dans la situation politique nouvelle : cette résolution comportera une proposition précise sur la question de la participation de notre parti au gouvernement.

Cette résolution adoptée sera envoyée aux fédérations dès 13heures : les fédérations organiseront sur leur territoire, le lundi 18 et le mardi 19, des assemblées générales de communistes et des conseils départementaux pour en discuter.

La conférence Nationale se réunira le mercredi 20 de 10h à 16h 30, et pourrait être suivie d’un meeting militant.


Pour en savoir plus : manoeuvres, manoeuvres...

Mélenchon est de moins en moins sûr que le PCF n'ira pas au gouvernement. D'où le nouveau contre-feu posé : "toute entrée d'un communiste au gouvernement serait considérée comme « une aventure personnelle n'engageant en rien le Front de gauche »"



Quant au PCF une stratégie ... individualiste se dessine : "Pierre Laurent pourrait donner son avis, mais il ne devrait pas y avoir une directive globale. « Les choix individuels n'engageront que les individus », dit-on au PCF. Il se murmure que la sénatrice Nicole Borvo pourrait devenir secrétaire d'Etat à l'Aménagement du territoire et André Chassaigne secrétaire d'Etat aux Transports. "

A lire aussi

Les dirigeants du Front de gauche décideront de leur participation au gouvernement après les élections législatives. A cette étape, il semble qu’ils écartent une participation directe et envisagent un « soutien sans participation », vieille formule du passé déjà utilisée par le PCF. Lors des prochaines élections législatives, il faudra battre une nouvelle fois la droite et l’extrême droite, mais la seule politique claire, c’est de refuser, toute austérité qu’elle soit de droite ou de gauche. Il faudra une opposition de gauche au gouvernement. Le NPA y est prêt. Et les dirigeants du Front de gauche ? [...]

Pour affronter la crise, les appels à la « république », les dénonciations de la « finance », les combinaisons institutionnelles avec le social-libéralisme ne feront pas le poids. Dans une conjoncture électorale marquée par des défaites sociales, le discours du Front de gauche a pu convaincre des millions d’électeurs. Pourtant, nous pensons que ni la direction du PCF ni la rhétorique de Mélenchon ne seront à la hauteur des défis de la crise. Les projets réformistes, même de gauche, peuvent dans un premier temps rassembler les premières résistances à la crise. Il s’agit maintenant de préparer la confrontation avec les capitalistes et de rejeter l’austérité de gauche du gouvernement. L’objectif, nous ne le cachons pas : préparer un nouveau mai 68 ou un nouveau juin 36 qui impose une transformation radicale de la société. Nous sommes prêts à marcher ensemble avec le Front de gauche et tous ceux qui s’opposeront aux politiques d’austérité, à discuter des modalités d’un bloc anti-austérité, anti Front National, d’un bloc qui soit l’opposition de gauche au gouvernement Hollande. Mais les chocs sociaux et politiques à venir exigent, plus que jamais, l’indépendance des anticapitalistes. Face aux incertitudes de la politique du Front de gauche et à son orientation « un pied de dedans, un pied dehors » vis-à-vis de la nouvelle majorité, nous proposons que se fédèrent sur des bases 100 % indépendantes du PS toutes les forces et courants anticapitalistes, les forces qui ont assuré la continuité et le fil historique du courant révolutionnaire, les libertaires, les écologistes radicaux, les militantEs du mouvement social et syndical... 
Cela suppose de construire un outil vraiment indépendant. C’est l’enjeu d’un double défi pour le NPA : la relance du regroupement des anticapitalistes et une politique unitaire anticrise, en particulier avec le Front de gauche mais, bien au-delà, avec tous ceux qui s’opposent aux politiques d’austérité.
 
  
  

Législatives / Quimper - La VraieGauche: Réunion publique sur l'aide à L'autonomie le 24 mai




lundi 21 mai 2012

Immigration : le PS chausse les mêmes bottes que Sarko

« L’immigration reste à l’Intérieur », a indiqué à l’AFP l’entourage du nouveau ministre Manuel Valls, adepte d’une gauche moderne et décomplexée, d’origine catalane et naturalisé français à 20 ans. Pourtant, lorsque la politique de l’immigration est entrée complètement Place Beauvau à la suite d’un remaniement du gouvernement de François Fillon en novembre 2009, le PS s’en était indigné. Au même titre que les associations.

Le nouveau ministre de l’Intérieur Manuel Valls le 17 mai 2012, lors de son investiture place Beauvau. (Photo Jacky Naegelen. Reuters)
Le ministère de l’Intérieur garde pour l’instant la haute main sur la politique de l’immigration, une réforme emblématique du mandat de Nicolas Sarkozy dénoncée en son temps par les socialistes et les ONG de défense des étrangers qui espèrent un changement après les législatives en juin.
En rattachant l’Immigration à l’Intérieur, le gouvernement « fait un lien entre immigration et insécurité », avait alors dénoncé auprès de l’AFP la députée Sandrine Mazetier, spécialiste de la question qui n’a pas souhaité réagir jeudi.
Les associations regrettent cette décision
« On aurait pu imaginer une rupture avec cette réforme symbolique de Nicolas Sarkozy mais ce n’est pas le cas », remarquait jeudi Stéphane Maugendre, président du Groupe d’information et de soutien des travailleurs immigrés (Gisti). « On constate que la conception policière (de l’immigration) reste imprimée dans ce choix » de François Hollande, ajoutait-il.
« Le compte n’y est pas », a regretté France Terre d’Asile (FTA) qui a salué la victoire du socialiste le 6 mai. Son président, Pierre Henry, se dit désormais « dans une position d’attente jusqu’aux élections législatives ».
« Pas d’impatience, attendons les législatives », a insisté M. Henry, estimant qu’« une rupture symbolique doit s’opérer » avec la conception de Nicolas Sarkozy car « les questions de l’asile et de l’intégration ne peuvent pas relever de la logique de sécurité ».
Autre association de défense des étrangers, la Cimade avait appelé juste après la victoire de M. Hollande à une rupture avec « l’approche sécuritaire » de son prédécesseur. Le « premier signe » en serait, selon elle, « de sortir la question de l’immigration de l’Intérieur ».
« La gauche doit être très claire »
Au début de son quinquennat, Nicolas Sarkozy avait instauré un « ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire » qui avait été fortement critiqué à cause de l’association « immigration » et « identité nationale ».
Jusqu’à cette date, la politique de l’immigration relevait de plusieurs ministères : Affaires étrangères, Emploi et Affaires sociales et Intérieur.
Le maintien de l’immigration dans le giron de Beauvau « ne doit pas être détaché de la nomination de Manuel Valls », incarnation de la droite du PS, a analysé M. Maugendre.
(Publié par Libération à partir d’une dépêche AFP)
CAPJPO-EuroPalestine

LES VOLEURS DE PLUS VALUE

Posté par 2ccr le 21 mai 2012

LES VOLEURS DE PLUS VALUE dans Marx et plus plus-value1-300x224Un des grands mystères des temps modernes est le prodige de l’argent censé faire de l’argent ! Alors qu’au commencement, la richesse n’est que l’extorsion de la plus value, c’est-à-dire du vol du temps de travail forcé non payé au travailleur !
L’entassement de marchandises et l’accumulation de capital seraient déterminés par le marché : mais si l’échange était équitable, le marché serait un jeu à somme nulle. Chacun recevrait l’exacte contrepartie de ce qu’il apporte. Il n’y aurait pas de plus value, cette particularité qui permet l’accumulation des richesses.
Derrière l’agitation superficielle du marché, il y a le lieu : l’atelier ou l’usine, ou le travailleur se fait détrousser de la plus value. Le travailleur n’a que sa force de travail à vendre, et cette « marchandise » a une vertu fabuleuse : en se consommant elle crée de la valeur ! Et une foie que cette force de travail est vendue, l’employeur a légalement le droit de la faire fonctionner aussi longtemps que possible. Dans le mode de production capitaliste, le temps de travail du prolétaire se divise en temps de travail nécessaire et temps de surtravail. Le travail nécessaire est le travail que le travailleur effectue pour assurer la production et la reproduction de sa propre force de travail, c’est-à-dire le travail qu’il lui faut fournir pour satisfaire ses besoins et se reproduire. Le surtravail est le travail accompli au-delà du temps de travail nécessaire, donc effectué gratuitement pour le compte du détenteur du capital qui achète la force de travail. C’est l’enjeu premier de la lutte des classes !
C’est une lutte permanente ou le travailleur s »efforce d’augmenter sa part dans le partage entre travail nécessaire et la plus value. Tandis que son patron, inversement, en intensifiant le travail par l’augmentation des cadences, le recul de l’âge de la retraite et l’augmentation des horaires ou la diminution des jours de repos, s’efforce du contraire.
On comprend combien l’idée du juste prix d’une journée normale de travail est une baliverne ! Il n’y a ni juste prix, ni journée normale. Le travailleur lutte pour faire reconnaitre comme socialement nécessaire : la culture, les loisirs, la santé ou l’éducation, autrement dit pour partager et réduire autant son « sur-travail » et la plus value encaissée par son employeur. Inversement, l’employeur s’efforce sans cesse de réduire ces besoins sociaux afin d’augmenter sa plus value. Pour cela il fait pression sur les salaires, exige des réductions de charges, réclame des exonérations fiscales en renvoyant les dépenses de santé et d’éducation à la sphère privée.
Le « deal » est de voler un maximum de plus value et donc de travail aux ouvriers, même si celui-ci en meurt : accident du travail, suicide, dépression, maladie professionnelles, handicaps…Et tout ce que les travailleurs perdent ils le retrouvent en face d’eux dans le capital qui essai sans cesse de les pressuriser afin de pouvoir grossir, gavé de plus value ! Le prix de la force de travail apparait donc d’un coté sous la forme modifié de salaire, et de à l’ opposé, la plus value apparait sous forme modifié de profit. La plus value transformée en profit est devenu méconnaissable, l’opération de blanchiment du butin a donc réussi !
Ensuite, passant sous silence ce tour de passe-passe, les économistes du système se livrent à des analyses sur les profits, les salaires, les rentes, les rendements, et les dividendes, en dissimulant soigneusement leur source commune : l’exploitation de la force de travail des ouvriers qui produit la plus value !
« Le capital c’est du travail volé »…Auguste BLANQUI

La bibliothèque de Lutte Ouvrière


Lutte Ouvrière c'est un peu le cousin fatigant de la famille. Celui qui n'a jamais baisé mais qui a un avis sur tout et qui a toujours raison. Les camarades de LO, ils ont toujours raisons. Impossible de leur faire rentrer quelque chose dans la tête qui ne soit pas marxiste-léninismement pur.

Ils conservent encore un culte du secret qui fait sourire. Ils fonctionnent en effet en se nommant chacun par des pseudos, alors que leurs noms sont inscrit en préfecture dès la moindre manif déclarée ou lors de candidature aux élections. Ce culte nourrit seulement de nombreux fantasmes qui meublent de temps en temps les colonnes de la presse bourgeoise.

Cette presse bourgeoise, ou pour employer un terme un peu plus technique cette presse de merde, les appelle souvent les moines-soldats ou la secte LO. Terme hélas souvent repris par des militants de gauche qui n'ont pas fait d'effort pour se renseigner. D'ailleurs dire que LO est une secte est tellement galvaudé que des gens croient vraiment que c'est une secte religieuse qui avance masquée sous la forme d'un parti politique.

Non. Par secte, on peut entendre que LO suit une ligne idéologique et n'en varie pas d'un poil de la barbiche à Trotsky. Et cela fait envie à certains de nos curés rouges du NPA (ce n'est pas notre cas mais c'est sans doute parce qu'on est des branleurs). Plutôt que moines-soldats, nous les appellerons moines-copistes. C'est un peu le rôle qu'ils semblent se donner. Les héros révolutionnaires des âges glorieux ayant disparu durant les nuits du moyen-age stalinien, les militants de Lutte Ouvrière conservent et transmettent inlassablement les textes des grands anciens. Il est dit qu'un jour, un héros au visage multiple, celui-ci des travailleuses-travailleurs invoqué à chaque allocution des moines copistes, un héros donc reviendra sur Terre et nous libérera du capitalisme. Nous supputons que c'est à ce moment là seulement que de nombreux moines-copistes mettrons fin à leur vœux de chasteté.

On ricane, on ricane, mais ayons l'honnêteté de reconnaître que l'ensemble des militants de Lutte Ouvrière rencontré font tous preuve d'une grande culture et pas seulement politique. La fête de LO au château de Presle accueille des stands et des conférences sur des thèmes littéraires ou scientifiques. Et nous on dit bravo et on est à fond pour.

Il en est également ainsi de la formation politique des militants. Lutte Ouvrière conseille bien d'étudier des classiques du marxisme, certains facilement accessibles, d'autres plus ardus, mais l'idée géniale est de découvrir des grands thèmes politiques à travers des romans. Qui croirait que ces bolchéviques vintages sauraient joindre l'utile à l'agréable ?

Voici, après discussion avec des anciens militants de LO, la bibliographie - incomplète – suggérée pour une bonne culture politique et littéraire :

sur le marxisme illustré, on lira Le Talon de Fer de Jack London qui se voulait d'après son auteur une adaptation littéraire du Capital de Marx. Dédié à Lénine, préfacé dans certaines éditions par Trotsky , c'est très bien fait;

pour connaître la classe ouvrière lire les romans de Zola, ou plus près de nous L'établi de Robert Linhart ou encore Les 325 000 francs de Roger Vaillant à propos de l'aliénation à la machine;

toujours sur la classe ouvrière mais plus précisément celle plongée dans la crise de 1929 aux États-Unis, il faut évidement lire Les raisins de la colère de Steinbeck qui est un roman extraordinaire qui vous prendra aux tripes dès les premières pages;

pour connaître la mentalité de la bourgeoisie, lire les romans de Balzac;

sur la guerre de 14-18, on découvrira l'état d'esprit des soldats français en lisant Jules Matrat d'Exbrayat, celui des soldats allemands dans A l'ouest rien de nouveau d'E.M Remarque et celui des civils allemands dans Classe 22 d'Ernst Glaeser;

sur le stalinisme on nous conseille S'il est minuit dans le siècle de Victor Serge, auteur dont on a déjà parlé, ou Vie et destin de Vassili Grossman, celui là on ne l'a pas lu, mais on sait qu'il est épais;

à propos de la guerre d'Espagne on lira bien sûr Hommage à la Catalogne de George Orwell;

pour comprendre le système de la Shoah, lire l'excellent Treblinka de J.F Steiner qui explique les mécanismes de manipulations mentales employées pour envoyer les populations juives à l'abattoir sans qu'elles bronchent et les résistances à l'intérieur même des camps d'exterminations;

la guerre d'Algérie sera illustrée par Élise ou la vrai vie d'Etchereli ou La question d'Henri Alleg;

Black Boy de Richard Wright évoque la question des Noirs aux USA, tandis que Une saison blanche et sèche d'André Brink évoque l'apartheid en Afrique du Sud (il y a un article plus complet à ce propos sur ce site là);

enfin les révolutions et les militants révolutionnaires sont décrits dans des livres tels que Les Conquérants et La condition humaine de Malraux ( il s'agit de la Chine et de militants de la IIIème Internationale), Les 10 jours qui ébranlèrent le monde du journaliste américain John Reed, véritable reportage au jour le jour de la prise du pouvoir des bolchéviques en octobre 1917, Ma Vie l'autobiographie de Trotsky ou Mémoires d'un révolutionnaire de Victor Serge.

Tous ces romans ne sont certes que des fictions ou des récits, mais ils permettrons de découvrir des thèmes politiques et donnerons l'envie aux lecteurs d'approfondir ces sujets avec des ouvrages historiques ou théoriques plus complets.

Pour ceux qui voudraient mieux connaître Lutte Ouvrière, sans avoir à se farcir trois heures de leçons avec un de leur militant, nous vous conseillons de lire La véritable histoire de Lutte Ouvrière livre d'entretien entre Christophe Boursellier et Hardy, le chef ''secret'' de LO, ou le petit roman très sympathique de Thierry Jonquet Rouge c'est la vie.

Enfin, si on souscrit complétement à cette méthode de formation militante enrichissante, on pourrait aussi l'adapter avec le cinéma. Ce sera l'objet du prochain billet. D'ici là n'hésitez pas à nous suggérer d'autres œuvres.